lundi 8 mai 2017

Hirondelles…

…de mer ?

Puisqu’on est au bord de la mer, les hirondelles sont-elles de mer ? (non, ce seraient des sternes). Je les croyais inféodées aux endroits où vivent les vaches, motif elles mangent les moustiques…. qui fréquentent les animaux, CQFD. Ici, pas de vaches, mais il commence à y avoir des moustiques. Les estivants joueraient-ils le rôle dévolu aux vaches dans les campagnes ? Il y a bien des hirondelles, elles déboulent par dix groupées, poussant des cris stridents. Puis disparaissent dans le ciel, à toute vitesse. Puis plus rien.

Sur le front de mer, sous les balcons abrités, existent encore des nids. Faits de petites boules de sable prélevé sur la plage. Il suffit de se poster, et d’attendre patiemment. Voilà un vol à deux qui passe une fois. Un couple ? L’une se retourne et passe à l’envers, après un virage serré. Et d’un trait file vers le nid, elle l’a donc bien reconnu, c’est le sien. Elle se pose, et disparait par l’orifice minuscule dégagé en haut.



Dedans il doit faire tout noir. Pas de télé. Un bébé ? Des œufs à couver ? On ignore ce qui se passe, puis d’un coup la voilà qui sort. Parfois deux entrent à la queue-leu-leu et ressortent une par une. Même question, que fabriquent-elles dedans ? Il faut la patience du guetteur, le bras levé tenant l’appareil photo, pour saisir l’arrivée, et le départ, rapides, brusques, inopinés.






en tous cas,

il y a encore des hirondelles.

pour combien de temps ?




René me fait découvrir le blog de Michel Tarrier, qui se dit écodidacte. Il a l’air d’avoir du caractère, (sans doute un sale caractère) ? Nous partageons le même sentiment (rare) que la biodiversité en papillons d’un pays traduit l’état physiologique de son environnement. Il a fait l’inventaire des papillons du Maroc, (selon lui ils sont « sa mémoire vive ») et observe le sur-pâturage des moutons, qui détruit toute la végétation, et prive les chenilles de nourriture, aboutissant à leur disparition pure et simple. Pourtant chez lui vivent les cousins de nos propres papillons, fascinants car pas tout à fait pareils aux nôtres : notamment Machaon saharae, qui comme à Montalzat dans le Tarn et Garonne pratique le hilltoping des mâles sur certains monticules, et dont la chenille dévore les ombellifères spécifiques à ces contrées désertiques : Devera chloranthus.

Je vais vous montrer quelques-unes de ses photos dans un très prochain billet.

Même ici où l’urbanisation ronge inexorablement tous les sites, banalise la végétation, et fait reculer les biotopes méditerranéens originaux, l’impression est bien que l’activité humaine s’étend sans limites et sans nuances. L’homme veut transformer la planète en une immense zone urbaine plaquée de goudron, de béton, de zones d’activité, d’immeubles d’habitation… et de panneaux de circulation. J’oubliais : les routes barrées d’obstacles de plus en plus défensifs, pour empêcher les voitures de rouler trop vite en ville.

des voitures il y en plein partout !

et au milieu


volent les dernières hirondelles… !



peuvent-elles se révolter ?

(à suivre avec Michel Tarrier)

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