dimanche 22 octobre 2017

Origin


Je viens de finir le dernier Dan Brown !

Origin se passe en Espagne, de Montserrat, à Madrid et surtout…Barcelone ! Et là, nombreuses sont les scènes qui ont lieu à la Sagrada familia ! Quand je pense que nous étions sur place il y a quinze jours à peine ! Que des symboles étaient lisibles dans l'édifice, mais d’autres non ! Que de réflexions suscite ce livre !

Comme précédemment, on n’a qu’une envie : aller sur place, et vérifier les affirmations de l’auteur. Et là, facile, un site internet nous conduit par la main de chapitre en chapitre :


Ainsi, tout (ou presque) est vrai puisque l’on peut voir les images, suivre les photos satellites sur google map, et révérer la Vierge de l’Almudena ! Sans oublier d’admirer quelques toiles de Joan Miro !  J’écoute le Clair de Lune de Claude Debussy (ne pas confondre avec la sonate de Beethoven) vexé de chausser sur la tête un casque audio acheté chez Jean-Marie-Edouard Leclerc, alors qu’en me branchant sur Amazon, j’aurais pu commander pour 34,99€ un casque à conduction osseuse, me transmettant par vibration (et par les machoîres) les résonances idoines telles que les entendent les visiteurs du musée Guggenheim de Bilbao au chapitre 3, et même Beethoven (qu'on disait sourd alors qu'il entendait en serrant un stylet dans ses machoires) !

Dan raconte l’histoire célèbre du David de Michel Ange de 4,34m de hauteur sans le socle, et de la « matière du temps » réalisée dans mon acier corten favori par Richard Serra « the matter of time ». Le Dieu des dieux est Zeus dont le buste retrouvé à Otricoli en Italie met en scène le Dieu des Grecs. Dieu c’est aussi celui des chrétiens représenté sur le plafond de la chapelle Sixtine par Michel-Ange, qui sculptait et peignait avec le même génie. Dieu est représenté comme un vieil homme encore vert et barbu dans un grand manteau rouge entouré de chérubins. Son bras gauche entoure le cou d’Eve qui se demande ce qui lui arrive, et Il donne « l’étincelle de la vie » à Adam en lui touchant l’index de la main droite, ce dernier (un peu nonchalant puisqu’il n’est pas encore réveillé) tendant l’index de la gauche.

C’est quand il sera créé et réveillé qu’il s’éprendra d’Eve et mangera par sa faute le fruit défendu  (en commettant le premier péché), mais ceci est une autre histoire.


Ce n'est pas d'Eve qu'il s'agit dans le roman, mais d'Ambra Vidal :

Penelope Cruz aurait pu inspirer le personnage d'Ambra Vidal
E com a definição de que Vidal é “bela e sensual”, não tem como pensar em outro nome a não ser este : ter une légende

Le chapitre 20 évoque le ciel étoilé tel qu’on le voit les nuits d’été, ou dans un planétarium ce qui est plus confortable puisque l’on est assis, et qu’on vous explique les noms. Je vois de suite Orion et la constellation du chasseur, avec sa ceinture de trois étoiles. Et les autres étoiles nommées par les Arabes anciens : Sirius. Et Altaïr, toutes ces étoiles qui, jointes par des traits, ont évoqué le Scorpion et autres grande et petite Ourse.
Amal épouse Clooney pourrait aussi bien
être Alma qui sait ?

Après le défilé du contenu du musée Guggenheim qui ne me convainc pas définitivement, j’espérais voir la Sagrada familia, mais va savoir pourquoi, elle n’est pas encore visible. Pas grave : nous on a vu in situ !

Je vous joins le synopsis écrit par les éditions J.C Lattès : «Robert Langdon, le célèbre professeur en symbologie, arrive au musée Guggenheim de Bilbao  pour assister à la conférence d'un de ses anciens élèves, Edmond Kirsch, un éminent futurologue spécialiste des nouvelles technologies. Evidemment je pense à Steve Jobs !

La cérémonie s'annonce historique car  Kirsch s’apprête à livrer  les résultats de ses recherches qui apportent  une réponse aux questions fondamentales sur l'origine et le futur  de l’humanité : d’où venons-nous ? où allons-nous ?

Questions que pose Gauguin dans son célèbre tableau, que l’on regarde du coup d’un œil plus exercé.

de droite à gauche la vie commence avec le bébé, continue, et se termine avec la vieille dame, sous le regard passif du Dieu des Thaitiens


"Mais  la soirée va brusquement virer au cauchemar. Les révélations de Kirsch risquent d'être perdues à jamais.  Contraint de quitter précipitamment Bilbao, Langdon s'envole pour Barcelone en compagnie d'Ambra Vidal, la directrice du musée".

Rassurez-vous, j’ai vérifié, le musée est dirigé réellement par un homme : Juan Ignacio Vidarte. Je n’ai absolument rien contre, mais Dan Brown est pris là en délit d’invention, sachant qu’Ambra Vidal est décrite comme une beauté totale aussi grande que l’est son intelligence et ses connaissances artistiques, à tel point qu’elle est la fiancée du fils du Roi d’Espagne en personne.

Je vous rappelle que Felipe VI, né le 30 janvier 1968 à Madrid, et qui a donc 49 ans, est le roi d’Espagne depuis le 19 juin 2014. Il est le troisième enfant et seul fils de Juan Carlos Ier et de Sophie de Grèce. Et il n’est pas marié à Ambra Vidal, mais à  Letizia Ortiz Rocasolano, journaliste à la TVE (télévision publique espagnole), vous vous souvenez que la cérémonie a eu lieu le 22 mai 2004.

"Ensemble, Langdon et Ambra,  vont se lancer en quête d'un étrange mot de passe qui permettra de dévoiler au monde la découverte de Kirsch". La scène se passe dans la crypte sous la Sagrada familia, tout près de la tombe d’Antoni Gaudi, vous pensez !

"Mêlant avec bonheur codes, histoire, science, religion et art, Dan Brown nous offre avec Origin son roman le plus ambitieux et le plus étonnant »



la crypte entrevue depuis la nef centrale












Comme j’ai vu l’endroit, je vous cite un passage page 554, à 5 pages de la fin : « Aujourd’hui la Sagrada familia bourdonnait de vie. Des faisceaux iridescents –vermillon, or et pourpre- se déversaient des vitraux, embrasant le faîte des colonnes. Les centaines de visiteurs, le nez en l’air, contemplaient les voutes multicolores, tels des lutions déambulant dans une forêt de lumière. Leurs murmures émerveillés créaient un bruit de fond rassurant.

A mesure que Langdon progressait dans le sanctuaire, il admirait toutes ces formes organiques. Son regard s’arrêta sur les entrelacs savants au plafond de la nef. Certains y voyaient un tissu vivant observé au microscope, avec ses membranes, ses cellules. Et aujourd’hui, en pleine lumière, la comparaison n’était pas si farfelue. »

Il y a plein de détails qu’on n’a pas observés. On a maintenant avec Origin un guide, pour visiter à nouveau la casa Mila, les jardins de Montjuic, et revoir l’œuvre de Gaudi.


le patio de la casa Mila
l"a casa qui respire"

casa Mila : cuina typica

Barcelone est ancienne et moderne à la fois. C’était le bon endroit pour se demander : -« où allons-nous » ?, immergés dans l’œuvre futuriste de Gaudi et des architectes qui se sont inspirés de lui.

Le futur est déjà ici

J’ai vraiment aimé...

...et on retourne ASAP à Barcelone !

la colline de Montjuic, qui a fixé la hauteur de la Sagrada familia, aucune oeuvre humaine ne pouvant
selon Gaudi dépasser la Nature


PS : Pour acheter chez Amazon un casque à conduction osseuse :


      Pour entendre Clair de lune de Debussy :
      chaussez les écouteurs que vous venez d'acheter et :
https://www.youtube.com/watch?v=ruf5I4eQHY8

la version espagnole : 
à lire dans le texte !


je vous invite à déchiffrer les vrais manuscrits
le mot de passe est peut-être devant vous ?


samedi 21 octobre 2017

B.J live steam

J'ai cru un moment à autre chose. Non, il ne s'agissait pas de cela. Simplement des initiales, celles de Beuchot Joseph. 


Mon histoire est étonnante : Car voici qui est B.J, tiré d’un article de Marie Dominique Jacomy : "Fraisans - L'usine miniature", Musée des Arts et Métiers - La Revue n°11 - Juin 1995. Je cite, avec des guillemets :

« En 1983, l'Écomusée de la communauté urbaine Le Creusot Montceau acquiert une maquette de plus de cinq mètres de longueur sur trois mètres de largeur représentant les forges et ateliers de construction du Creusot à la fin du XIXe siècle. Cette maquette, qui compte une quarantaine de machines ou postes de travail, pour beaucoup en fonctionnement, et autant de petits ouvriers, animés pour la plupart, n'est banale ni par sa facture ni par son histoire.



"Bien que dénommée "du Creusot", elle a été fabriquée à Fraisans, dans le Jura où son auteur, Joseph Beuchot, d'abord mécanicien puis contremaître, a fait la plus grande partie de sa carrière. Ouvrier expérimenté, minutieux jusqu'au perfectionnisme, Joseph Beuchot occupe les loisirs que lui laissent les forges de Fraisans à créer de toutes pièces son univers de travail en miniature. Commencée vers 1882, alors qu'il est jeune marié et encore sans enfant, la maquette est terminée une vingtaine d'années plus tard. Joseph Beuchot a-t-il dès le départ une idée d'ensemble de ce qu'il veut faire ? Avance-t-il pas à pas et son projet se modifie-t-il au cours du temps ? Un examen de la maquette permet d'avancer l'hypothèse d'une chronologie et d'une certaine progression dans la difficulté. Certaines machines, plus complexes que les autres et d'une réalisation remarquable, semblent avoir été exécutées vers la fin, alors que Joseph Beuchot était passé maître dans la miniaturisation des machines et des mécanismes.

Au début du siècle, lorsque l'usine de Fraisans est sur le déclin, Joseph Beuchot et ses fils, qui ont reçu une formation d'ajusteur, ne peuvent plus espérer faire carrière sur place. Ils ont alors l'idée de montrer la maquette dans les fêtes foraines. L'aîné des enfants, Fulbert, et son frère Henri exploitent déjà un "cinématographe Lumière".























Un demi-siècle durant, la maquette reste dans la famille Beuchot. Joseph en est d'abord le directeur et la montre de fête en foire avec Fulbert et Henri. Durant la Première Guerre mondiale, la maquette sera rangée à Fraisans puis, en 1919, Joseph la cède à son fils Henri qui l'exploitera jusqu'en 1935. C'est Henri qui adaptera la maquette à son époque en remplaçant la machine à vapeur, fournissant l'énergie pour le mouvement des mécanismes et pour l'éclairage, par un moteur Diesel puis par un moteur électrique. Le frère cadet, Lucien, reprend à son tour l'attraction pour de nouvelles tournées, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.


Vous avez bien noté ? La machine à vapeur est remplacée… par un moteur électrique. Elle disparait donc….avant de réapparaitre … à Tractomania… !


c'est exactement la même que ce modèle trouvé à vendre aux enchères en Grande-Bretagne




Remisée durant les années de guerre dans la région parisienne, la maquette sortira, dans les années 50, de la famille Beuchot pour connaître divers propriétaires jusqu'à ce qu'elle entre dans les collections de l'Écomusée. Les Beuchot père et fils ont toujours insisté sur l'exactitude de ce qui était représenté, sur la qualité et la somme de travail nécessaire à la réalisation d'une telle pièce. La maquette doit attirer le chaland aussi bien par le thème, l'usine, que par la prouesse de sa réalisation. Leurs successeurs abandonneront la référence à l'industrie et au Creusot au profit du rêve et de l'imaginaire, incitant les badauds à venir voir les "Lilliputiens" ou les "aciéries de Lilliput". Tant pis si les machines ne sont pas celles d'une aciérie.

La maquette présente un ensemble cohérent caractéristique de l'usine métallurgique de la fin du XIXe siècle. Trois grands secteurs sont ainsi détaillés: la grosse forge, au centre de la maquette, entourée par la forge à main et les ateliers de construction d'une part, et par l'atelier de menuiserie d'autre part. S'y ajoutent quelques machines et personnages, peut-être installés ultérieurement, qui donnent une touche de fantaisie.

Dans la grosse forge, tout s'articule autour du four à puddler où la fonte est remuée sans interruption pour être affinée. Sortie du four, la loupe de fer est battue au marteau-pilon pour parfaire l'affinage et la rendre plus homogène. Après un passage dans un four à réchauffer, le fer peut être travaillé. Il sort des laminoirs en tôles, en barres ou en fils de fer de différents diamètres. Des machines comme la scie circulaire à pendule ou les cisailles permettent de couper ces produits dès la sortie des laminoirs. Les pièces importantes sont déplacées par une grue pivotante. Des générateurs de vapeur produisent de la vapeur, à partir de la fumée s'échappant des fours à réchauffer, pour fournir, avec la machine de Corliss et une grande machine verticale, l'énergie nécessaire aux machines. La description est précise, elle évoque d’autres machines verticales existantes. J’en déduis que notre Joseph, dont je partage le prénom, a fabriqué d’autres exemplaires, ce qui explique que l’on en retrouvera plus tard dans des maisons de vente anglaises comme celle-ci.

La forge à main et les ateliers de construction permettent la réalisation des pièces servant à l'entretien des autres ateliers. Très proche de la forge artisanale, la forge à main se caractérise par le feu de forge au charbon et les enclumes qu'accompagnent les outils à main. Dans les ateliers de construction, les mécaniciens travaillent aux machines et à l'établi.


L'atelier de menuiserie, proche lui aussi de l'atelier artisanal, met en valeur le geste des compagnons.
Le réseau des poulies et des courroies actionnant les machines, celui des conduites de cuivre amenant la vapeur des chaudières jusqu'aux différentes machines sont caractéristiques de l'usine de la fin du XIXe siècle où se mêlent aussi archaïsme et modernité. Le marteau à soulèvement de la grosse forge est un procédé archaïque pour l'époque puisqu'il est remplacé depuis 1850 par le marteau-pilon. De même pour la machine à vapeur verticale, d'un type antérieur à 1850. Par contre, les lampadaires comme la machine de Corliss sont des éléments modernes.

La maquette est revenue définitivement au Creusot juste avant qu'une nouvelle page de l'histoire de la ville ne s'écrive avec le démantèlement du site usinier. Au fur et à mesure que les ateliers fermaient et que les bâtiments disparaissaient, la population ouvrière s'est approprié la maquette de la même façon que Joseph Beuchot l'avait construite : pour garder une trace de ce qui s'en allait. Au-delà de l'attrait courant que suscitent en général les miniaturisations, modèles réduits et automates, la maquette véhicule bien d'autres valeurs pour les ouvriers métallurgistes. Construite par un des leurs, elle leur renvoie leur propre image. Ils se reconnaissent dans le geste ou la situation de tel compagnon, se projettent dans une ambiance ou un passé parfois idéalisés ».









Fin de citation. Nous sommes à Caussade samedi 14 octobre 2017, le premier jour d’une manifestation à la gloire de la mécanique ; des vieux tracteurs ; et de tout ce qui touche à la locomotion européenne, puisque environ 50.000 visiteurs sont là, au milieu de la fumée des machines…et des barbecue. L’enjeu est de visiter tous les stands confronté à la foule, et de voir ce que l’on ne s’attend pas à voir, puisque comme chez un antiquaire on ne trouve jamais ce que l’on était venu chercher. Mois je reviens après cinq ans d’absence, j’ai emporté un peu d’argent liquide sur moi, avec la ferme intention de ne rien dépenser : je sortirai après trois heures de déambulation en ayant respecté mon propre engagement.

Pourtant je vous l'ai montré, il y avait de quoi me tenter, ainsi que tenter Antoine....(humour...la tentation d'A...) Or il m'accompagnait, et il n'a acheté que des journaux de tracteurs, pour y mettre en vente son Discovery.



les fils du propriétaire, Alain et Nicolas B. habitent Gaillac où est remisée cette merveille
j'ai leur 06....
...que fais-je ?

PS : il y a en effet cinq ans :

vendredi 20 octobre 2017

Belle des prés

Toute cette mécanique...tous ces hommes...tous ces mecs...?

Il ne manquerait pas quelque chose, quelqu'un...quelqu'une...

...de féminin...

...vous commencez à comprendre ?

ça commence comme ça !
et puis, si l'amour est dans le pré

c'est qu'il y a des Belles des prés ?

non ! ça c'est une Reine des prés



oui, c'est ça !



le tracteur augmenté, le tracteur connecté

si vous voyez ce que je veux dire !


par exemple on lave le tracteur (sale) en famille :




ou encore on motive le conducteur :





on s'essaie à la mécanique :



je vous laisse chercher tout seul :

à Tractomania, il y avait un stand 


de la pub :



et cette très chaste demoiselle :



la première photo étant sombre, elle m'autorisé cette seconde :


photographe de star...lettes...en tout bien tout honneur !


ne comptez pas sur moi pour vous confier son 06 !

(à suivre avec B.J

rassurez-vous, ce sera très sérieux !)