vendredi 22 avril 2016

Trechus Bepmalei

Une histoire de coléoptère

L’histoire de Jean Bepmale

Conférence à la médiathèque mercredi 13 avril : le programme est émouvant : les pérégrinations de Jean Bepmale dans les Pyrénées en juin 1911 : des voyages en famille. A pied bien entendu. Avec des ânes ; une caravane ; des tentes, des vivres…et des filets…à coléoptères : c’est une des passions de notre Député-Maire, dûment enregistré comme membre de la Société entomologique de France, qui photographie les gens, les paysages, et chasse les insectes. Ses photographies sont conservées par albums au Musée de Saint-Gaudens, et la Conservatrice nous raconte un voyage particulier, illustrant ainsi la situation des pyrénéens, français et espagnols, dans les années 1910.

Un sentiment général : quoiqu’on râle de nos jours, on vit tellement mieux, on voyage tellement plus confortablement, quels progrès spectaculaires depuis cette époque !
ML Pellan et Jean Ritter

Au détour de la conférence, M.L Pellan cite un coléoptère : « Splonomas Bepmalei » ! Mais elle passe vite, et personne dans l’assistance n’a le culot d'insister : -« mais c’est quoi cette bestiole » ? A la fin, comme dans toutes les conférences, les initiés se rapprochent, je pose la fameuse question, et m’entends répondre : -« vite avant qu’il ne parte, allez voir Jean Ritter ». Nous faisons connaissance ; échangeons nos emails. Et il me répond, -« cherchez donc Splonomas Bepmalei, et montrez-moi à quoi il ressemble, car j’ai perdu toute trace de cette bête » !

C’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin ! Ma ressource préférée est internet, et quand je pose la question à Google, pas de réponse directe, il me faudra des heures pour trouver.

L’astuce se trouve dans une publication savante, très complète, de René Jeannel, en 1941, qui liste les coléoptères de France. 577 pages à lire attentivement ! Il ne faut pas faire référence à Splonomas, dont je ne trouve aucune trace, mais à Trechus, le masculin des Trichidae. Tel Champollion lisant la pierre de Rosette, je trouve les références magiques : 9.178.187. Ouf, je viens de parcourir deux fois le pdf, je n’avais pas vu les tout petits caractères !

Voici les pages magiques, et voici les croquis (à l’époque pas de photos) de notre petit carabe Bepmalien. Je réalise qu’il a été renommé par Jeannel en 1921 : Trechus (Trechus) grenieri bepmalei Jeannel, 1921 ". A partir de là, trouver une photographie devient facile. Trouver les cousins comme Brucki également : aujourd’hui les chercheurs de coléoptères poursuivent leur inventaire dans les Pyrénées franco-espagnoles.

même dans cette page, pas si facile à trouver Bepmalei
comme on pouvait s'en douter, c'est tout petit !


Merci Jean Bepmale,

de cette redécouverte,

nous sommes quelques-uns à penser à vous


en parcourant les Pyrénées !

nos amis espagnols sont formidables pour conserver nos archives !


à la médiathèque

sous l'égide de la S E C
Société d'Etudes du Comminges

devenu l'Ayuntamiento De Bielsa
du coup, on voit bien l'enduit d'origine décapé

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire