samedi 23 avril 2016

300 ans d'IPEF


Cela fait trois cents ans pour les deux Corps fusionnés.

 certes.

Mais si l'on compte précisément, c'est bien le cas pour les Ponts et Chaussées créés par le Régent en 1716, après Colbert créant en 1669 un corps de Commissaires des Ponts. Pour le Corps des Eaux et Forêts, la première évocation du terme remonte à 1219 avec l'Ordonnance de Gisors de Philippe Auguste. En 1291, Philippe le Bel précise le rôle d'un enquêteur spécialisé des Officiers des eaux et forêts. Le record est battu avec huit cents ans en 2019 !

Le corps du Génie Rural, des Eaux et des Forêts avait été formé en 1965, par la fusion du corps des ingénieurs des Eaux et forêts avec le corps des ingénieurs du Génie rural. Je suis issu de la première promotion ! Un-demi Siècle ! Le Corps du Génie rural date, lui, de 1908, avec l'objectif de doter la France rurale des mêmes infrastructures que les villes : eau potable ; tout à l'égoût, et surtout électricité. Un Siècle ! C'est ce que notre ami Borloo, souhaite renouveler pour l'Afrique.

Enfin, le corps fusionné des Ingénieurs des Ponts ; des Eaux et des Forêts a été créé par décret du 10 septembre 2009, et n'a donc...que sept ans ! Il sonne la mort du Génie Rural... et de celui des Chaussées...J'aimais bien le vocable : "Génie rural" !

sic transit !

Quelle Histoire !

ou plutôt quelles Histoires !


Venez vous faire conter l'Histoire, et l'installation du groupe de travail :


IPEF du futur !

vendredi 22 avril 2016

A la une des Agros

Voici quelques nouvelles des Agros, avec un salut à la rue Claude Bernard et aux Parisiens :

il faut dire maintenant :

AgroParisTech Alumni







Bepmale entomologiste (2)

A force de consulter les archives, j'ai trouvé quelques pages amusantes concernant notre célèbre Jean Bepmale, Député, Sénateur, Maire, entomologiste, membre à vie de la Société entomologique de France, admis le 8 janvier 1896. Vous allez comprendre : pas mal la vie parisienne ! 

Il existe aussi de nombreuses correspondances ; des articles en Espagnol, et les Pyrénées, en vrai ou en aquarelles, sont toujours aussi belles !



l'enregistrement de notre Député-entomologiste en 1896


c'est comme cela qu'on a son adresse à Paris







j'ai retrouvé le 47, rue Ramey
On entre par le porche, la résidence est dans la cour
au premier plan une belle véranda...
...pas mal du tout la vie parisienne !

Trechus Bepmalei

Une histoire de coléoptère

L’histoire de Jean Bepmale

Conférence à la médiathèque mercredi 13 avril : le programme est émouvant : les pérégrinations de Jean Bepmale dans les Pyrénées en juin 1911 : des voyages en famille. A pied bien entendu. Avec des ânes ; une caravane ; des tentes, des vivres…et des filets…à coléoptères : c’est une des passions de notre Député-Maire, dûment enregistré comme membre de la Société entomologique de France, qui photographie les gens, les paysages, et chasse les insectes. Ses photographies sont conservées par albums au Musée de Saint-Gaudens, et la Conservatrice nous raconte un voyage particulier, illustrant ainsi la situation des pyrénéens, français et espagnols, dans les années 1910.

Un sentiment général : quoiqu’on râle de nos jours, on vit tellement mieux, on voyage tellement plus confortablement, quels progrès spectaculaires depuis cette époque !
ML Pellan et Jean Ritter

Au détour de la conférence, M.L Pellan cite un coléoptère : « Splonomas Bepmalei » ! Mais elle passe vite, et personne dans l’assistance n’a le culot d'insister : -« mais c’est quoi cette bestiole » ? A la fin, comme dans toutes les conférences, les initiés se rapprochent, je pose la fameuse question, et m’entends répondre : -« vite avant qu’il ne parte, allez voir Jean Ritter ». Nous faisons connaissance ; échangeons nos emails. Et il me répond, -« cherchez donc Splonomas Bepmalei, et montrez-moi à quoi il ressemble, car j’ai perdu toute trace de cette bête » !

C’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin ! Ma ressource préférée est internet, et quand je pose la question à Google, pas de réponse directe, il me faudra des heures pour trouver.

L’astuce se trouve dans une publication savante, très complète, de René Jeannel, en 1941, qui liste les coléoptères de France. 577 pages à lire attentivement ! Il ne faut pas faire référence à Splonomas, dont je ne trouve aucune trace, mais à Trechus, le masculin des Trichidae. Tel Champollion lisant la pierre de Rosette, je trouve les références magiques : 9.178.187. Ouf, je viens de parcourir deux fois le pdf, je n’avais pas vu les tout petits caractères !

Voici les pages magiques, et voici les croquis (à l’époque pas de photos) de notre petit carabe Bepmalien. Je réalise qu’il a été renommé par Jeannel en 1921 : Trechus (Trechus) grenieri bepmalei Jeannel, 1921 ". A partir de là, trouver une photographie devient facile. Trouver les cousins comme Brucki également : aujourd’hui les chercheurs de coléoptères poursuivent leur inventaire dans les Pyrénées franco-espagnoles.

même dans cette page, pas si facile à trouver Bepmalei
comme on pouvait s'en douter, c'est tout petit !


Merci Jean Bepmale,

de cette redécouverte,

nous sommes quelques-uns à penser à vous


en parcourant les Pyrénées !

nos amis espagnols sont formidables pour conserver nos archives !


à la médiathèque

sous l'égide de la S E C
Société d'Etudes du Comminges

devenu l'Ayuntamiento De Bielsa
du coup, on voit bien l'enduit d'origine décapé

Les blasons de Guiraud (4)

Dernier jour vendredi, application d'un dernier lait de chaux à la caseine, qui va donner une patine ultime cachant les surfaces érodées. Suprise, comme on découvre les blasons cachés sous le noir, surprise des clins d'oeil de notre graveur Guiraud aux anciennes colonies !

Une mosquée, un croissant, un zébu ; éléphant ; chameau, cotoient l'étoile de David et le blason de Normandie ! Les historiens locaux vont pouvoir plancher sur les bas-reliefs et nous décoder tout cela !







































préparation du lait de chaux
 rebouchage des dernières fissures...


...pourvu qu'il ne pleuve pas !



pour faire rénover votre monument personnel :

Ateliers du Rouge-gorge à Naucelle dans l'Aveyron



jeudi 21 avril 2016

Georges Guiraud (3)

graveur, sculpteur...

...le style Guiraud

Je vous ai montré le nouveau visage du monument aux Trois Maréchaux. Le sculpteur est Georges Guiraud, du moins pour les médaillons latéraux. Sculpteur, graveur médailleur et peintre français né à Toulouse le 5 août 1901 et décédé à Saint-Hilaire-au-Temple (Marne) le 12 mai 1989. Vous avez bien noté ? Toulousain, sans doute est-ce pour son talent, et ses origines, qu'on est allé le chercher pour édifier, avec l'aide d'un architecte parisien, André Lancaigne, (dont wiki n'a pas développé la biographie) notre monument redevenu blanc.

J'apprécie qu'il ait été peintre de la Marine en 1942. Et que son oeuvre gravée, impressionnante par sa diversité, nous soit familière puisqu'il est l'auteur de plusieurs pièces de monnaie, que nous avons tenues dans nos mains, sans assez regarder sa signature.







le monument était déjà bien taché quand il a fait l'objet de la fiche FNAC 6090

la statue de Foch est de Firmin Marcelin Michelet
qui a sculpté la statue du même Maréchal à Valentine



la même "patte" !


c'était le 17 janvier 2014

la montagne dans les nuages, alimentés par Fibre Excellence

Archifine (2)

Le chantier se termine bien : demain c'est vendredi, veille de week-end, Sophie V. va pouvoir rentrer at home, en Aveyron. Les maréchaux sont redevenus blancs. Une dernière couche de lait de chaux, et ils retrouveront leur éclat. On retrouve les sculptures ; les blasons ; les inscriptions. On se croirait à Paris, au Trocadéro.

J'arrive de l'Ouest, (comme la pluie), déjà la masse blanche parait comme autrefois, lisible et pure. C'est vraiment un beau monument, quand on le voit si propre et net.












Bravo l'artiste !