samedi 27 avril 2013

Est-ce Niké (1948) ?



Dans la mythologie grecque, Nikê (en grec ancien Νίκη / Nikê) est la déesse personnifiant la Victoire. Fille du Hadès Pallas et de Styx, elle est la sœur de Cratos (la Puissance), Bia (la Force) et Zélos (l'Ardeur), avec qui elle fait partie des proches de Zeus.


Elle est représentée comme une divinité ailée, capable de se déplacer à grande vitesse (comme une Rolls Royce !). La Victoire de Samothrace du musée du Louvre, c’est Niké. Elle est aussi souvent représentée dans les mains de Zeus et d'Athéna.



De nos jours, elle est utilisée par les sportifs, ce qui montre qu’on peut l’être (sportif) et connaître la mythologie : la marque d'équipements de sport Nike s’inspire du nom de la déesse, et son logo (le Swoosh) est une représentation stylisée des ailes de la Victoire de Samothrace. Niké est représentée sur le premier trophée de la coupe du monde de football, le « trophée Jules Rimet ». Le Spirit of Ecstasy, emblème de la marque automobile Rolls-Royce, est lui également inspiré de la Victoire de Samothrace.


l'inspiratrice : Eleanor Thornton
























Le prénom Eunice (littéralement "la victoire bénéfique" ou encore "belle victoire") est directement tiré de cette divinité ; le prénom Bérénice (littéralement "qui porte la victoire") est directement tiré de cette divinité. La forme latinisée en est Véronique ; les prénoms Nicodème, Nicomède, Nicolas, Nicéphore, Nicaise, Nicomaque et Nicette ; les villes de Nice, Nicée, tout cela, vient de Niké. Et ne faites pas de commentaires vulgaires, aucun rapport !

Voici pour la Victoire, mais si l’on observe attentivement son habillement, elle est revêtue d’une longue tunique, le chiton (en grec) devenu peplos chez les romains. S’y ajoute l’himation, et le voile, attaché à la taille, dont on imagine le flottement en forme d’ailes, pour peu que la déesse traverse un courant d’air. Les vêtements modernes s’inspirent de ces formes pour rajouter des basques à la taille, comme des ailes mais un peu plus bas.
 



Traversons les âges, et intéressons nous à un sculpteur moderne : André Deluol. Il nait à Valence le 27 août 1909 et décède le 26 avril 2003. Ses œuvres sont exposées au Musée d'art moderne de la Ville de Paris, au Musée de la ville de Paris (ou Petit Palais), et dans ceux de Poitiers, Nîmes, Valence, Amsterdam et Alger. À noter également le musée Deluol de Saint Michel en l'Herm (Vendée) riche de 150 œuvres du sculpteur et peintre, et chez qui j’ai reçu un amical accueil. Ses principales commandes d’État sont une grande statue pour le jardin public de Louviers, celui de Saint-Gaudens, une fontaine à Manosque, le monument aux Morts de La Seyne et le monument du 45e parallèle sur la Nationale. Il est nommé Chevalier des Arts et des Lettres en 1957 et reçoit, entre autres récompenses, la Médaille de Vermeil de l’Ordre de l’Étoile civique en 1973, le Grand Prix Édouard-Marcel Sandoz décerné par la Fondation Taylor en 1981 et la Médaille de Vermeil des Arts et Lettres en 1993.
 

Deluol est très inspiré par la statuaire antique, grecque particulièrement, que ce soit au travers des thèmes (dans notre cas Niké évidemment), et l’habillement. Sa technique est sobre, d’autant  qu’il pratique la taille directe. Les commandes de l’Etat honorent la célébrité de l’artiste, et ses œuvres se retrouvent un peu partout, malgré leurs dimensions (2 mètres) donc leur poids !

Extraordinaire pour l’amateur que je suis :

je viens de re-découvrir une œuvre de Deluol !

Voici celle qui est peut-être Niké, la victoire, même si elle ressemble à une danseuse grecque, semblable dans un genre plus stylisé à la danseuse de la Bibliothèque nationale. Les vêtements aériens flottent dans le vent du midi avec des ondulations splendides. Ne faites pas attention aux tags : sans doute des mômes (chaussés de Niké) l’ont-ils ainsi badigeonnée, ignorants tatouer la Victoire ! La pauvre a bien du se laisser faire ! La Victoire est souvent fragile...et éphémère !


Telle la Victoire de Samothrace, ou celle de Metz, elle a perdu les bras et la tête, même si la longue chevelure ondulée est intacte sur le dos, passant par-dessus le foulard attaché à la taille.



Le challenge est simple : il faut retrouver une photographie, même noir et blanc, car il n’est pas évident de reconstituer la position des bras : écartés, ils retiennent le tissu de la taille ? levés, ils expriment la Victoire ?

Deluol a travaillé pour Daum, et nombreuses sont les pâtes de verre (intactes) qui représentent notre « danseuse » .

Je viens de demander au Musée Deluol de contacter Colette, la dernière épouse d’un artiste, qui en 1948 a représenté Mary, (avec laquelle il s’était marié quelques années auparavant). Mary était danseuse (c’est sans doute pourquoi Deluol en est tombé amoureux), ce qui n’empêche pas qu’elle ait pu poser pour Niké : bref ! les a-t-elle (Colette), ces photos ?







J’attends (avec impatience)…

De ressusciter la Victoire… !

…l’espoir fait vivre … !



Gariguette,


ton goût me fait tourner la tête

Par Valérie Péan. Mission Agrobiosciences

Cette petite a tout d’une grande... Variété précoce, la Gariguette est une des fraises les plus vendue sur notre sol. Je viens de me faire prendre, au marché (pluvieux) de ce samedi : mon ami maraicher du Gers bradait sa production, inquiet de voir ses clients rester au lit, dissuadés par la pluie : 25 Euros une caissette entière de dix barquettes :  moitié prix ! De quoi se faire mouiller utilement !


Souvent citée en exemple comme un fruit qui, enfin, a du goût, elle doit son succès à une femme - Georgette Risser- qui a dirigé pendant des années des travaux de recherches au Centre Inra d’Avignon pour créer cette nouvelle variété à la fin des années 70, variété qui fut d’abord cultivée dans le Lot-et-Garonne. Et elle devrait son nom à l’adresse d’un des chercheurs : le chemin des Gariguettes, à Châteauneuf-de-Gadagne. Depuis, avec l’aide de l’Inra et du Centre Interrégional de recherches et d’études de la fraise, la Gariguette a vu apparaître plusieurs petites sœurs, comme la Mara des Bois, très cultivée dans différents départements de Midi-Pyrénées.

Celles que l’on croirait tout droit sorties du jardin n’existait donc pas il y a quarante, trente ou dix ans... D’ailleurs, sans une sélection féroce, il n’y aurait peut-être plus de culture fraisière en France. Car au lendemain de la seconde guerre mondiale, les variétés françaises traditionnelles sont en piteux état. Affectées par la virose, cultivées pendant des années sur les mêmes sols, elles sont d’une faible productivité. Dès la fin des années cinquante, les chercheurs sont chargés de sélectionner de nouvelles variétés plus résistantes aux maladies, plus productives, mais qui conservent néanmoins une qualité gustative. Pas simple, car rien n’est plus fragile que le goût dans lequel interviennent de nombreux arômes. Et plus le fruit est parfumé, plus la frontière est fragile entre maturité et surmaturité. Sans oublier une foule de facteurs qui jouent sur la saveur, selon l’époque de production, les conditions climatiques, l’évolution du fruit après cueillette, ou l’insuffisance de l’apport d’eau. Autant de points qui furent analysés.

Arrivent les années 80. A l’époque, en France, les premières fraises de la saison ne peuvent guère rivaliser avec les variétés précoces d’Italie et d’Espagne. Leur prix s’effondre. Seule la qualité gustative pouvait faire la différence. C’est tout l’enjeu de Gariguette, précoce elle aussi, et savoureuse dès le début de la récolte. Seul problème : de taille plus petite que les autres, elle est difficile à ramasser et à rentabiliser, d’autant que ses rendements sont moyens. Résultat : autour d’Avignon, les premiers cultivateurs auxquels elle sera proposée feront la moue. Peu importe, d’autres vont raisonner différemment : les fraiséristes du Lot-et-Garonne, qui estimèrent que le consommateur était prêt à payer un peu plus cher un produit de qualité.


une autre dame du marché me fait de la confiture de coing


C’est effectivement ce qui se passera, campagne publicitaire à l’appui, menée par le groupement « Fraise de France ». Dès lors, la Gariguette devient la variété précoce la plus cultivée dans l’hexagone.

(Chronique Histoire de... plantes. Mission Agrobiosciences. 13 Octobre 2006)

Week-end pluvieux ?

On s’en fiche : on va se régaler de gariguettes !


vendredi 19 avril 2013

Pluie de Printemps et belles bouteilles… !


Autant la température a été estivale mercredi 17 avril, (l’eau de la piscine atteignant 20°, premier bain revigorant et séance de bronzage), autant aujourd’hui la pluie tombe dru, détrempant le jardin, et alimentant l’herbe : elle pousse à vue d’œil. La glycine violette a explosé, et la blanche n’est pas loin de la suivre. Le jardin est beau, et mouillé.






Hier visite à Jacques : il me prête « l’Auto » par Pierre Benoit, un petit guide utile à ceux qui veulent vivre une belle vie lit-on en sous-titre, imprimé sur les presses de Louis Bellenand à Fontenay aux Roses en juillet 1929 : j’y retrouve l’aveu déjà évoqué dans : http://babone5go2.blogspot.fr/2013/03/ou-lon-retrouve-pierre-benoit.html  « je n’ai pas d’auto ».




















Pour nous remonter, dépités, nous sortons les grands crus : un Cristal Roderer de 1974…le Moulin à Vent de ma communion…1952…et un numéro 5, je croyais l’appellation réservée à Chanel, c’est un bas Armagnac, juste pour prendre la route, un goutte suffira, il y a de plus en plus de radars dans les coins les plus inattendus !

























Jacques est un grand sentimental…

Il a raison, ses bouteilles (pleines) nous font rêver…

…vidées ...

elles risqueraient l’oubli… !



une rareté : le dernier Moulin à Vent 1950 !

vendredi 12 avril 2013

B14 neige : point d’étape


En ce moment préoccupant où les concessions automobiles se vident, où la consommation se rétrécit, et où les Ministres détaillent leur patrimoine, j’ai réouvert (fictivement) l’usine de Levallois, pour continuer mon prototype. Je suis dans la période créative où les formes se consolident, et les détails se précisent. Nous sommes encore dans le laiton et la tôle, et j’ai tenu à consolider la pièce centrale représentée par la cloison pare-feu prolongée par le pare-brise : la pièce d’origine est celle de la limousine, et dans le Jouet elle est consolidée par le toit au-dessus ; et par les portières latérales. Là elle doit tenir toute seule, et j’ai du donner de l’épaisseur aux quatre côtés, notamment la partie au-dessus du pare-brise. Ainsi elle est épaisse ; bien rectiligne ; et tient le choc.


C’est le moment de laisser passer la colonne de direction. Et placer les éléments principaux du tableau de bord : la poutre transversale d’acajou élément habituel de décoration des B14. Deux interrupteurs à gauche du volant pour mettre le contact et allumer les phares. Quatre cadrans et l’emplacement des deux leds : vert pour le contact ; et rouge pour les phares, qu’il ne faut pas laisser allumés faute de retrouver la batterie à plat le lendemain matin. Longue hésitation : casquette ou pas casquette ? Le plus simple était de ne rien faire, le plus réaliste de la poser, c’est fait.


Les tapis de sol sont découpés, et on aurait envie (je vais céder à cette envie) de poser la garniture de cuir des sièges, ça va les changer complètement. J’ai les poignées montoires nickelées pour visser de chaque côté du pare-brise, et je regrette déjà la pluie qui m’éloignait du jardin, car il me faut penser à des tas d’accessoires, nourrice d’essence ; skis ; bâche pour la nuit (je ne vais pas la laisser découverte pour qu’elle prenne les intempéries).





J’ai retrouvé ma photo à dix ans, c’était hier !


Comme me l’a écrit Ondine pour mon anniversaire (le dernier)

On met longtemps à devenir jeune !

pas de chance, c'est une Mathis, mais...
...rien ne l'arrête...aussi !

Ballade de printemps


dans la vallée de l’Ourse…

Pas difficile de se dépayser : cap à l’Ouest, on arrive dans les Hautes-Pyrénées, dans la Barousse. Réfléchissons un peu : Barousse : Ce nom, d'un gascon pré-latin Barroça, est basé sur la racine basque ibar qui signifie « vallée » et d’une variante fermée du suffixe toponymique -. D'autres ont proposé d'y voir le nom « Ourse » de la rivière.


Le fond linguistique basque est bien perceptible au travers de toponymes comme l'Ourse, Loures-Barousse, Izaourt, Sarp, Ourde, Esbareich, Sost…

Les Romains, n’oublions pas que nous sommes tout proches de Saint-Bertrand de Comminges,  ont laissé des noms de domaines comme Antichan, Samuran.

On entend toujours la langue gasconne dans les noms de Créchets (petit précipice), Bramevaque (elle meugle la vache), Troubat (trouvé ?) ou Cazarilh (petit hameau).

Le nom d'Ilheu rappelle celui de la vallée d'Ilhéou.

Il y a 50 000 à 60 000 ans, la vallée a été envahie par le glacier de la Garonne comme en témoignent d'imposants dépôts glaciaires. On leur doit un étranglement à mi-vallée, le verrou de Troubat.


La haute vallée est couverte de forêts alors que la partie centrale se prête aux prairies. Le paysage karstique nous permet d'apprécier le gouffre de Saoule dans lequel l'Ourse de Ferrère plonge en cascades. Je vous ai déjà parlé de pertes et de résurgences exploitées par les Romains pour alimenter Saint-Bertrand de Comminges (1)


Le calcaire (dolomitique) était extrait d'anciennes carrières à Thèbe. À l’ouest du mont Sacon, on exploite le minerai de magnésium pour alimenter l’usine métallurgique de Marignac.

L'eau de source de Saint-Nérée, en amont de Ferrère, fait également l'objet d'une exploitation commerciale.

Nous avions déjà parcouru le secteur cet automne, à la recherche des cerfs qui brament, attirant des flots de voitures pour les écouter (bramer) dans les prés.(2)

Dans une vie antérieure, à Paris, je me souviens de la quête d’authentiques produits du terroir, cuisinés à l’ancienne, et susceptibles d’égayer une table de fête : ils sont ici, à Anla, une conserverie à l’ancienne, des bocaux de grand-mère, aux titres ronflants : pistache ; petarram (on devine la présence des haricots tarbais) ; tête de veau ; rôti de porc…hum… ! Les moulins se succèdent, transformés en restaurants.
 


 










                 On a fait une riche moisson, des provisions, au cas (improbable) où la crise durerait … ?

Sait-on jamais ? on irait se réfugier

Dans la vallée de l’Ourse ?















vous avez le téléphone à droite !



idéal pour constituer un (petit) patrimoine !


mercredi 10 avril 2013

Butterfly illustrations (4)


Dernière publication de gravures anciennes : cette fois, je vous propose quelques nymphalidés, papillons des forêts humides, Grand Sylvain ; Grand Mars à reflets changeants ; Charaxes…etc…







































































Il est maintenant temps de sortir dehors, et de profiter des beaux rayons de soleil sur les cardamines et autres alliaires. Je surveille mes fenouils encore tout petits, mais pleins de promesses !

On ferme les bouquins,

et on se prépare à admirer la vraie nature !


rare photo, les reflets bleus iridescents sur toutes les ailes