dimanche 30 septembre 2012

Brame du cerf

…à…Bramevaque !

Nous sommes dimanche 30 septembre. 17 heures, nous avons deux bonnes heures devant nous : de jour. Rendez-vous parking de Saint-Just, de là nous domine sur son promontoire l’Abbatiale de Saint-Bertrand, où nous sommes allés ce matin.

Déjà les 4x4 patrouillent. Des familles postées, jumelles à la main, visionnent les lisières. Jean-François a rendez-vous avec nous, et nous a porté quelques belles ramures : il connaît la région comme sa poche, et sait trouver les bois des cerfs une fois tombés, puisque chaque année ils les perdent puis les reconstituent, et il en fait la collection : il a l’unique corne du daguet, puis toutes celles qui suivent année après année. Il a même ce qui est rare trouvé deux ans après la corne gauche du même animal, même taille : cela signifie qu’il ne suffit pas de compter les andouillers pour savoir l’âge !














Il recherche les larges meules, la section de coupe de la corne, et il les identifie au feutre en marquant l’année de la capture. C’est un vrai chasseur, à vrai dire le Président de son Association. Et comme c’est trop facile de tirer, il chasse maintenant à l’arc, pour laisser une chance au gibier.

Ces explications données, départ pour les Hautes-Pyrénées, Mauléon Barousse : nous avons ouvert les écoutilles comme on dit dans la Marine, pardon il s’agit de l’ouïe : les cerfs sont en rut, et brament pour marquer leur territoire. Quand l’un démarre, le concurrent du versant opposé brame à son tour pour dire où il est, et que surtout « touche pas mes femelles » ! Et le troisième y va à son tour, et râle le plus fort possible, un peu comme moi ce matin lisant dans le journal les nouveaux impôts que va me faire payer François.



Les cerfs sont un peu musulmans : ils jeunent un mois, mais un vrai jeûne au cours duquel ils vont perdre 40Kg. Peu à peu, la testostérone les envahit, leur faisant perdre la raison. Déjà machos, ça les obsède totalement. Ils possèdent déjà un harem de femelles (soumises). C’est le moment de le montrer : et combattre les mâles concurrents dans une lutte acharnée. Pour montrer leur pouvoir, ils saillissent tour à tour les femelles de leur troupeau sans en oublier aucune …quoique… ! La chance des jeunes (mâles) tient à un fil : que le taliban du clan oublie l’une de ses concubines (il n’a pas d’agenda encore moins d’ordi), et que (caché par derrière), le jeune mâle saisisse l’occasion de …transmettre ses gênes ! Apparemment la femelle n’y voit que du feu…sauf si elle y prend plaisir, ça serait bien possible ?

Premier coup de chance : je tombe sur une éclosion de coprins, que l’on fera cuire au retour. Seconde chance, dans le pré d’une maison (elle s’y sent protégée des voitures), une biche est accompagnée de sa bichette et de son faon. Il est rare que l’on puisse photographier le moment où la bichette tète ! Nous avons ce privilège !
















Notre Hôte nous emmène à Bramevaque ; Thèbe ; nous montre Gaudent l’un des 10 villages les plus petits de France ; Ferrère ; nous sommes en Hautes-Pyrénées ! Le piémont est joli comme tout, ligne de jonction de la colline pentue et des prés verts de la vallée. Il y a les blondes qui meuglent (les vaches). Et les versants qui brament (les cerfs). On entend des halètements ? Ce n’est pas ce que vous croyez, mais un mâle qui en course un autre : il court en bramant !



Finalement, au crépuscule, on  voit un mâle sous un arbre (en boule). Crevé ; lessivé !

(Respect !)



Ouf, on l’a entendu ; on l’a vu !

Retour à la maison :  on est civilisés, nous :

on va se régaler des coprins !

vendredi 28 septembre 2012

Premiers cèpes


En France, seules deux espèces ont droit légalement à l'appellation commerciale de « cèpe » : le cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) et le cèpe à tête noire (Boletus aereus). Mais on trouve en réalité sur le marché deux autres espèces commercialisées sous ce nom : le Cèpe d'été ou cèpe réticulé ( Boletus aestivalis, syn. Boletus reticulatus) et le Cèpe de montagne ou Cèpe des pins ( Boletus pinophilus, syn. Boletus pinicola).




ça c'est pour la maitresse de maison naturellement !

Voilà ce que nous raconte Wikipedia, et toute la question est de connaître le véritable nom des magnifiques champignons présentés au marché de jeudi par un marchand, qui les a ramenés de Corrèze. Département au demeurant magnifique, dont le Conseil Général est célèbre pour avoir servi d’exercice sociétal (et financier) à notre Président (bien-aimé). Ce que j’aime dans les cèpes comme dans les truffes, c’est leur origine naturelle : personne n’a jamais su les cultiver vraiment, et le fait qu’ils font l’appoint financier de mes amis propriétaires (ou pas) de la forêt et du rural (profond).

Dans le film « Saveurs du Palais », le Président de la République éprouve une telle envie de cèpes qu’il mande une cuisinière privée, pour lui faire l’omelette, qui va lui rappeler ses souvenirs d’enfance…

On en est tous là je suppose ! Et ce qui est fabuleusement égalitaire, c’est qu’on peut (presque) tous accéder à cette gourmandise, pour peu qu’on trouve (sur le marché) des cèpes, des œufs c’est plus facile, et que la cuisinière accepte de les faire cuire doucement, les queues en lamelles d’abord ; puis les têtes plus fragiles. Enfin l’omelette battue versée dessus, laissée baveuse, pour que ça craque un peu sous les dents…


L’automne arrive, avec le brame des cerfs….

…et les champignons de saison !

jeudi 27 septembre 2012

Grüber à Nice


Il s’agit encore une fois d’un bâtiment public, la Poste, construit par Guillaume Tronchet, le même architecte que celui ayant réalisé l'immeuble du Ministère du Travail à Paris dans le 7ème. Seulement huit mois !



Nous sommes encore en 1930, mais cette fois-ci à Nice. Les travailleurs de la Poste (et le public) méritent dans cette grande ville un bâtiment les mettant en valeur, dans leur travail fastidieux de tri du courrier. Une fois encore, le vitrail va exalter ce métier, et c’est Grüber qui s’y colle. Marie (ma belle-cousine de Nice) vient de circonvenir (avec son charme habituel) le Directeur en place pour photographier les vitraux de l'intérieur, et je lui dois ce résultat :






















Il s’agirait d’un projet pour Lille, qui aurait été refusé : ce qui explique que le matériau principal soit la brique, utilisée de mille façons, qui aboutissent à un projet très décoratif.



Trois grands vitraux, malheureusement le temps manquait pour photographier le premier de l'intérieur ; et une grande verrière, remaniée par un esthète aimant le rouge !





dommage qu'on n'ait pas rapatrié ce projet à Toulouse ?

Grüber à Paris


La littérature foisonne de documentation sur le thème : Grüber et l’Art Nouveau ; Grüber à Nancy : cela s’explique, c’est sa première période. Vous avez noté que je m’intéresse de plus en plus à la seconde : Grüber et l’Art Déco, en ayant découvert Grüber au Pays Basque, puis à Barcelonnette. Je dois remercier Michel Hérolt dont j’attends le livre, qui m’avait frappé puisqu’il représentait l’in des vitraux du siège des Fonderies de Pont à Mousson à Nancy. Mais je n’avais pas assez prêté attention au fait que Grüber avait créé un atelier rue d’Alésia, à Paris, pour honorer ses nombreuses commandes dans la capitale.

Il existe donc un thème : Grüber à Paris, et plus je creuse, plus il s’enrichit.

Comme j’étais à Ciboure pour admirer son vitrail de Leihorra le 15 septembre dernier, je ne pouvais être simultanément à Paris pour me rendre 14 avenue Duquesne - 75007 Paris  Métro 13 : Saint-François-Xavier ou Métro 8 : École Militaire : dans le bâtiment qui était ouvert à la visite, du Ministère de la Santé, où a été installé au dernier étage, sous une immense verrière 1930, le CDRM, centre de ressources documentaire et multimédia. Comme je le regrette !



Mais j’ai pu accéder à quelques photos qui vous vous permettre d’admirer ce que j’ai manqué, puisque le clou sont des vitraux de Jacques Grüber, en pleine forme, le plus grand au centre du grand mur de ce qui était à l’origine le Hall des guichets…  « du Ministère du Travail. et de la Prévoyance Sociale ». Ce vitrail représente, à gauche une scène d’agriculture, qu’il me fallait forcément avoir : récolte du blé, moissonnage à la batteuse, et champs. A l’arrière des fermes alignées. Et à droite l’industrie, avec des travailleurs manuels munis de pinces, et les ingénieurs qui dessinent des plans dans le coin droit. Il faut se souvenir qu’à l’époque on faisait l’éloge de l’Agriculture et de l’Industrie ; sans oublier le Commerce permettant de vendre les denrées produites : c'est ainsi qu'au Ministère de l'Agriculture, on peut voir une série de grands tableaux sur la même trilogie.

cette photo m'a aimablement été confiée par Michel Herold
merci à lui !


Voilà la photo envoyée par Michel Herold : je l'ai recoupée et agrandie pour en tirer le vitrail ci-dessus

Le tout met en valeur une superbe horloge, avec dessous les bas reliefs des frères Martel. Le site du ministère occupe la totalité d'un îlot urbain, entre la place Fontenoy, les avenues Duquesne, Ségur et Lowendal totalisant 67.000 m², construit en plusieurs phases entre 1930 et 1972, la partie ancienne ayant été commandée par le ministre Louis LOUCHEUR à Guillaume TRONCHET, architecte des bâtiments civils et palais nationaux. Guillaume Tronchet, un architecte dont il faut se souvenir quand je vous parlerai de la Poste rue Thiers à Nice ! Comme il avait appelé Grüber à Paris, il l’a fait venir aussi à Nice !


Comme vous le voyez à nouveau, nous sommes loin des petites fleurs et des oiseaux, mais en plein cœur de la vie sociale avec ses nombreuses facettes. C’est l’homme, le travailleur, qui est en scène, et bien qu’écolo, je trouve ces représentations beaucoup plus intéressantes.


un superbe carton agricole : maquette pour la banque de l'Union parisienne 1932
(tiré du livre de Michel Herold)

Ce n’est pas fini, j’en ai d’autres, la prochaine fois on va à Nice !

mardi 25 septembre 2012

Janin verriers Nancy


Art nouveau ; art déco

Je connaissais Joseph Janin, le père : 1851-1910. Maître verrier à Nancy, encore un, de la même période fastueuse qui a enchanté les intérieurs des superbes demeures de Nancy. Même Ecole de Nancy dont je vous ai déjà montré les œuvres, courbes sinueuses ; décors floraux et d’oiseaux, ruissellement des couleurs, de fleurs, d’entrelacs. Verrières ; meubles ; céramiques ; papiers peints, vases et lampes de Gallé, ou Daum, c’est l’Art Nouveau. Il est nouveau car auparavant, c’est la reproduction, un peu sclérosante, des grands styles classiques. Il est puissant puisqu’il connaitra un développement international  : Tiffany (d'après Louis Comfort Tiffany aux États-Unis), Jugendstil (en Allemagne), Sezessionstil (en Autriche), Nieuwe Kunst (aux Pays-Bas), Stile Liberty (en Italie), Modernismo (que nous ne cessons de redécouvrir en Espagne), Style sapin (en Suisse), Style Moderne (en Russie).


S'il comporte des nuances selon les pays, les critères sont communs : inventivité, présence de rythmes, couleurs, ornementations, inspirés des arbres, des fleurs, des insectes, des animaux, et qui introduisent du sensible dans le décor quotidien. C'est un art total en ce sens qu'il occupe tout l'espace disponible pour mettre en place un univers personnel considéré comme favorable à l’épanouissement de l'homme moderne de ce début du XXe siècle. En France, l'Art nouveau a été également appelé par ses détracteurs le style nouille en raison des formes en arabesques caractéristiques, ou encore le style métro, à cause des bouches de métro parisiennes réalisées en 1900 par Hector Guimard.

Voici le paon de Joseph Janin (1905) à la villa Bergeret de Nancy


Joseph a un fils, Georges (1884-1955). Il embrasse le métier de son père, et devient à son tour Maître verrier. Ce qui m’intéresse dans les rares œuvres civiles que j’ai trouvées de lui, c’est son style, résolument différent : nous sommes en 1910. A Bruxelles, grande ville Art nouveau s'il en est, dès 1905-1911, le palais Stoclet impose ses volumes simples et blancs au bord de l'une des artères principales de la capitale belge. C’est l’époque du peintre Gustav Klimt. En France, les décorateurs André Mare et Louis Süe font évoluer leur style vers davantage de rigueur et de retenue. Enfin, entre 1910 et 1913, le chantier du théâtre des Champs-Élysées confirme l’autre signe du changement esthétique radical que connaît le milieu parisien.

Il faut dire que le béton armé devient d’utilisation courante ; il se prête à toutes les formes. Les architectes s’insurgent contre l’éclectisme caractéristique de l'art du Second Empire et de la IIIe République. Ils revendiquent la simplicité, la géométrie et la cohérence structurelle : la forme doit exprimer la fonction du bâtiment, sans ornements superflus. En Allemagne, le Bauhaus (qui signifie : Bau, construction, de Haus, la maison) imprime sa marque sur le design du XXe siècle. À partir de matériaux industriels réduits à leur forme la plus élémentaire et dénués de tout ornement, les créateurs du Bauhaus tentent de créer des produits débarrassés de toutes références historiques. Charles-Édouard Jeanneret, dit Le Corbusier publie en 1923 « Vers une architecture », recueil de ses articles publiés au cours des années précédentes dans la revue L'Esprit nouveau. Il participe à plusieurs expositions et construit le pavillon de l’Esprit Nouveau, lors de l’exposition de Paris en 1925.


On construit à Nancy : l’Institut dentaire de la Faculté de médecine par exemple. Rue Heydenreich. L’objectif est de réaliser une architecture fonctionnelle. Nous sommes en 1936. Un grand vitrail de 3m30 de haut et de 2m60 de large, réalisé par Georges Janin en 1932, va éclairer et orner le grand escalier qui relie les trois étages de l’aile Est du bâtiment en forme de U. Le détail permet de voir la signature de l’artiste et des détails de son usage des verres.

avec de l'imagination, on distingue deux personnages tenant ou lisant des papiers...une fleur du chardon, et même un albion, (petit aigle) des armes de Lorraine

La différence frappante : Art dans les deux cas. Nouveau, figuratif, documentaire, botanique ornithologie figuratives. C’est Joseph, le père. (Je n’ai pas dit le père Joseph). Déco, c’est l’art décoratif, déjà abstrait. Le cubisme est pleinement présent. C’est Georges, le fils. La génération d’après.



Vous ne confondrez plus ?

dimanche 23 septembre 2012

Alors ? On mange ?


Vous avez été nombreux à m’interpeller (tout à fait légitimement), en me faisant observer que mes propos technocratiques étaient fort judicieux, mais qu’il vous paraissait inimaginable qu’on honore l’agriculture de montagne sans en déguster les produits. Certes !

J’ai donc attendu Dimanche, jour du Seigneur pour les laïques (sociaux) d’origine, cependant chrétienne, dont je fais partie, pour (au lieu de me rendre à la messe), traîner (à l’heure de l’apéritif) sur les stands idoines des Pyrénéennes.



A vrai dire il n’y en a pas tant que cela, mais ceux qui sont venus sont les meilleurs, y compris du pays Basque avec de la tome de brebis à tomber par terre ; et d’Espagne avec des amandes géantes et de l’huile d’olive super fruitée. Il y a des producteurs de miel, et de porc noir gascon dont je vais vous parler tout de suite.

Nous avons organisé aussitôt une dégustation à la maison (on est assis avec une nappe, et on peut débuter au champagne ce qui ne gâte rien) et je vais vous parler maintenant de quelques merveilles surgies de ce monde de brute (comme des esquifs flottant, comme les épaves de la crise, sur les eaux excédentaires boueuses issues de la fonte de la banquise), rassurants pour notre avenir, et donc pour celui des générations futures, dont nous avons la charge pour les conforter dans les difficultés qui les attendent, mais nous n’avons pas peur car nous avons des valeurs). Je sais, j’ai déjà un peu bu ?



Il y a l’élevage de Matéou, www.elevage-de-mateou.com. Tél 05 61 89 23 51. Extraordinaire, il s’agit de Monsieur Aries fils & madame, fils de son père Maire de Saman, que j’ai bien connu à l’époque étonnante où était programmé le lac de Charlas, destiné à soutenir les étiages de la Garonne, (il s’agit d’une époque révolue, située dans les années 1990) où il s’agissait de garantir le refroidissement l’été de la centrale nucléaire de Golfech, en soutenant les étiages de la Garonne en lui injectant 10m3/s en étiage. Encore fallait-il apparemment de disposer d’eau en quantité suffisante (on n’en a plus besoin aujourd’hui qu’on va arrêter Fessenheim) et donc on devait la stocker à l’amont, dans des endroits où la population rurale était en densité suffisamment faible pour être sacrifiée au bénéfice d’un projet urbain, en submergeant donc une vallée (d’importance négligeable) par rapport aux intérêts des populations urbaines à l’aval de la vallée de la Garonne. Le lac de Charlas ne se fera jamais nous a dit à la tribune hier le Président du Conseil Général, Ouf pour les ruraux de l’amont, ils vont pouvoir conserver leurs gisements de dinothériums du miocène, car cette anecdote nous ramène de manière étrange à l’histoire survenue à l’occasion de la venue de Bernard Buigues à Aurignac, voir : http://babone5go2.blogspot.fr/2012/07/mammuthusorg.html

L’élevage de Matéou vise donc à ressusciter le porc noir de Bigorre, menacé d’extinction, et nous rappelle que nous sommes des Aurignaciens proactifs. Je viens de faire déguster à la famille les verrines aux saveurs oubliées de pâtés de campagne ; rillettes ; boudins ; jambonneaux de porc noir, sans compter le jambon gras qui se mange cru et fond dans la  bouche, et si vous venez à la maison vous m’en direz des nouvelles, les Aurignaciens encore une fois ne mangeaient pas mieux à l’époque !



Il y a également le GAEC (ça veut dire Groupement agricole d’exploitation en commun) Xistu (c’est du pur basque) ferme Irungaria, 64780 St Martin d’Arrosso, de Benat, Arno et Maite. Ils habitent à 12km de St Jean Pied de Port (ça s’écrit avec un t pas un c), et sont venus jusqu’ici. Il faut dire que leur tome de brebis, avec de la confiture de cerise noire (des cerises entières dans le pot de confiture) sont tout bonnement sublissimes. Je vous donne l’adresse : gaec.xistu@orange.fr. Et le téléphone : 06 79 25 71 60.

Il y a aussi des copains espagnols de Tamarite de Litera (Huesca). Ils produisent l’huile d’olive Llena, Aceite de oliva virgen, elaboracion tradicional. Ca ne vaut pas l’huile du moulin de Fontvieille… ! http://babone5go2.blogspot.fr/2012/05/barbegal-mill.html. Mais elle n'est pas mal du tout, fruitée, les 2 litres seulement 12 Euros si on a la sagesse d’acheter l’emballage de 2 litres en bouteille plastique. Tél 618 292 610. Si vous avez les moyens, faites cependant (de ma part) une commande au Moulin de Bedarrides, au 04 90 54 70 04. En prime, commandez un savon bleu parfumé à la lavande, un autre vert à l'huile d'olive, (et cachez les dans l'armoire à pharmacie). Quand vous ouvrez l'armoire, les parfums vous sautent à la figure, et vous avalez ensuite une cuiller à café de pure huile de Provence.....vous m'en direz des nouvelles !


Un peu de saucisson de porc noir de Bigorre. Quelques charcuteries. Du fromage de brebis à la confiture de cerises noires. Des prunes d’ente cuites avec quelques restes de pêches (cuites) de l’été. Le tout arrosé d’un (de quelques… !) Bourgueil frais : ma fois...on se restaure, avec des produits sains, des escargots (ramassés dans les fossés) ; du jambon (avec du gras), et on survit …en respectant la tradition…..



J’entends parler de … morale laïque ? donc de valeurs ?

Le bonheur n’est pas que dans le bling bling parisien fût-il majoritaire !…

…mais dans les valeurs simples

des produits nobles du terroir…. !

P.S : nous venons de voir "les Saveurs du Palais", avec la cuisinière privée de l'Elysée ; Catherine Frot ; et Jean d'Ormesson dans le rôle de François (le premier), qui a demandé à ce qu'on lui fasse une cuisine de mère, à base de produits du terroir (peut-être un peu chers à faire venir à Paris), mais qui lui rappellent ses saveurs d'enfance ! C'est aussi l'éloge de la truffe, il n'y a plus que trois mois d'attente avant la saison prochaine !