samedi 31 mars 2012

rouge pompier


Vous vous êtes sûrement demandé pourquoi je vous ai montré à Rétromobile la voiture de pompiers présentée sur le stand de F&S Mestrot ? Elle figure en bonne place dans le livre de P.Pierron, parce qu’elle reprend au 1/7° la célèbre voiture Citroën au 1/10° que connaissent tous les amateurs. Elle est rouge, rouge-pompier. Elle a une échelle sur le toit. C’est le rêve de tout gosse ! En voici une vraie, une B14,  dans un musée, j'y ajoute deux autres photos prises à Tractomania-2010 :

la sirène à pompe (à air) côté droit est tout bonnement extraordinaire !

                            celle-ci c'est la Delahaye classique, avec ses gros phares en laiton !

voici le Jouet Citroën au 1/10è (c'est une C4), rare avec sa remorque (photo trouvée aux USA)
Au 1/7°, Brepsomn a simplement sorti une variante de sa camionnette


pas de trace du rouleau arrière dans ces deux modèles,
par contre la caisse est impressionnante !

Je reviens de Créteil où Michel me l’avait gardée, (j'ai donc fini par l'avoir !), et n’ai pu résister à l’envie de tout démonter : elle a bien son âge (27 ans ?), la peinture est cloquée à de nombreux endroits. Les parties chromées sont oxydées, comme la plaque laiton dessous. Surprise : l’échelle est en métal massif, et pèse son poids ! Seconde surprise, le rouleau derrière rare à trouver et qui rallonge la voiture. Les tuyaux sont figurés par une simple ficelle, mais j’ai ce qu’il faut pour mettre un vrai tuyau ! Par contre, mauvaise surprise :  l’insigne Citroën de la calandre est une simple décalcomanie, confirmant qu’il s’agit bien d’une des premières voitures, en 1985. Les phares sont peints en noir, il va falloir remédier à cela, alors que les ressorts et le pont arrière sont du même rouge-pompier que le reste !



Comme vous le devinez, si la carcasse est entière, il faut tout poncer, sans doute repeindre, passer les pièces chromées aux ultra-sons, ajouter une galerie de toit, créer l’intérieur de la caisse, rajouter le tableau de bord et le pare-brise disparus, fignoler la cabine, changer le siège (encrassé je ne vous dis pas !)….peut-être ajouter une casquette ?

……bref…. en faire une maquette…. !

Il me vient à l’esprit la chanson d’Edith Piaf :

…. « et maintenant….que vais-je fai—re… ? »




post-scriptum : nous sommes le 2 avril, et je m'y suis mis, pour pouvoir tout repeindre à la fois : casquette ; galerie de toit sont prêts. Inspiré par le jouet au 1/10è, je vais ajouter une remorque, et sais déjà comment m'y prendre. Du coup, il va falloir un crochet ! Je le fais demain...




nous sommes quelques jours plus tard, à Pâques. Quel boulot pour un si petit résultat : le truck est conçu et assemblé, reste à peindre. Il porte un moteur ancien acheté au cas en Angleterre, il y a bien deux ans ! Ne vous fiez pas aux apparences : il y a une suspension à ressorts, et le châssis est simplement clipsé ce qui a nécessité deux parallèles à ressorts dessous ! J'ai réutilisé de très vieux accessoires vapeur, et des ...accessoires de maquillage kidnappés dans l'armoire de toilette ...pour les transformer en réservoirs à air comprimé...quasi fonctionnels !



nous sommes vendredi 13 ! j'ai trouvé la bombe "rouge feu" : c'est maintenant quasi fini, avec la vraie médaille offerte il y a des années par Richard A...
                                          Décidément, c'est un bien précieux,
                                                 d'avoir un neveu,
                                                  pompier à Paris !


la prochaine fois, je vous promets le convoi ....entier !



PS : le message précédent était à l'adresse : http://babone5go.blogspot.fr/2012/02/des-b-14-aussi.html

 

jeudi 29 mars 2012

Dinan autrement...

Nous sommes tous allés à Dinan cent fois, on finirait par se lasser! Mais Vincent nous a montré Dinan...autrement ! Cela commence par un voyage dans la mini, difficile de s'introduire à l'arrière, il y a à peine la place de se glisser derrière le siège relevé, ensuite, on est captif, prisonnier du conducteur. Chaque cahot nous écrase les disques vertébraux, déjà on est dépaysés. Il y a toujours un tracteur pour nous barrer la route, mais on s'y fait. Une fois arrivés, la ville est déjà pleine de touristes, et une pelle mécanique bloque le passage au port. Pas grave, un regard sur la pâtisserie qui fait les meilleurs kouign amann de Bretagne (avec Concarneau et Douarnenez), et nous remontons (péniblement tant la pente est rude) la célèbre rue Jerzual. L'astuce est d'emprunter les chemins de ronde, d'où l'on découvre la ville comme en ballon dirigeable !


       
              l'astuce : se garer sous le viaduc !






voici la pâtisserie tout en bas près de la Rance, ensuite il faut grimper sec !
l
     














là on connait mais voici la seconde astuce !
               au loin, on revoit la Rance, mais devant nous, s'étalent les jardins suspendus de Dinan !

                  
                   
                         deux passerelles superposées permettent d'accéder au jardin et à la cabane la plus jolie de Bretagne ! 






n'est-ce pas qu'on se croirait en ballon ?

mercredi 28 mars 2012

dernières coquilles

Vous savez qu'on ne mange les coquilles Saint-Jacques qu'à certaines périodes précises : c'est la fin, et Nathalie (la femme du pêcheur : il pêche ; elle vend), me propose les dernières : 1 Kilog par personne (ça c'est y compris les coquilles, mais il faut les jeter après avoir ôté l'intérieur dont le corail, il ne reste plus un kilog après, mais on les pèse avant ...!). Je vous précise qu'on paie le poids avant eviscérage, en ce moment c'est 3,5€/Kg. Alors je demande à Nathalie de me vider 4Kg puisque nous sommes quatre, et de bien jeter les coquilles vides (à la mer) puisque on ne peut rien en faire (dommage). Elle me met dans un sac plastique (attention les tortues !) ce qui reste, pas grand chose : il me faut maintenant acheter quelques échalotes (cuisse de poulet) (1) et une gousse d'ail, surtout pas d'oignon. J'ajoute quelques crevettes grises pour l'apéritif, ainsi on va se phosphorer à fond, on en a bien besoin avec ce qui nous attend en mai...























Ici on trouve plein de Muscadet sur lie, mais comme c'est la fête je trouve du Sancerre moins cher que sur place, alors on va se régaler.

C'est dans quelques minutes l'apéritif,

pour une soirée bien cancalaise !

(1) les échalottes cuisses de poulet sont produites dans le Finistère : elles ont la forme de cuisses de poulet, et sont forcément exceptionnelles puisque produites par les Finistériens qui sont le must des bretons bretonnants (selon eux naturellement). Un jour des années 90, ils ont fait une manif' (durant une crise de vente de leurs échalottes), et  ont décidé de s'en prendre au Directeur Régional de l'Agriculture, mon prédécesseur Pascal Guyomard. Vexé alors qu'il était lui-même breton et n'y était pour rien, il n'en est jamais revenu d'avoir été pris pour bouc-émissaire. Lui succédant en 1993, j'ai eu à encourager mon équipe toujours inquiète de voir ces "zèbres" débarquer inopinément dans la DRAF ; et tout saccager après l'ingestion immodérée de canettes de bière. Le mot : "cuisses de poulet" évoque donc des souvenirs très précis des luttes légumières bretonnes !

la Passagère

C'est Jean-Marie qui m'emmène sur google earth : pour les connaisseurs : "tu vas vers Dinard et tu traverses le barrage de la Rance. Dès le premier feu, tu (tentes) de revenir sur tes pas, sur la voie opposée (il y a en ce moment une circulation aussi dense qu'en vacances !). Ceci fait, tu retraverses le barrage, et (en respectant les limitations de vitesse car il y a un radar assassin) tu prends le premier chemin à droite. En réalité, tu vas tenter de trouver la rive droite de la Rance. Au bout, il y a un cimetière à bateaux" ! Photos spectaculaires garanties !



















Alors nous tentons, et grâce à des explications aussi précises, nous tombons sur l'impasse de Quelmer. Lieu-dit : "la Passagère". C'est une impasse car au bout il y a la mer. La mer est tout sauf une impasse, et de là on peut partir au bout du monde. Si l'on a un bateau. Un bateau en état. Or ici il y a des épaves célèbres. Et un port de bateaux plus ou moins décatis juchés sur leurs cales. Et pour rêver de partir, des amateurs (retraités) les réparent grâce à un chantier naval on dirait sorti des délires de Dubout.















Je demande l'autorisation de photographier, et ça donne ceci, sensations garanties dans ce petit bout de Paradis devant lequel je serai passé toute une vie sans jamais savoir qu'il pouvait exister ! Maintenant je sais ! Le Paradis peut-être accessible quand on connait le chemin !



J'ai même trouvé un compagnon "fakir", ce qui fait qu'on n'a pas forcément besoin d'aller loin (au Radjhastan ?) pour se dépayser !


ah ! rester ici et construire son bateau...

... pour ne jamais ...partir !

(tellement on est bien sur place)