mardi 17 janvier 2017

Mes chers parents je vole !

T.est venu gentiment nous rendre visite : avant-hier midi il est parti de Blagnac, envolé d’abord vers Amsterdam ; puis Stockholm, enfin petit avion vers Linköping, la quatrième ville de Suède. Nous avons eu les nouvelles, il a bien été accueilli par le professeur-qui-loue-des-chambres-aux étudiants, à 5 Km de l’Université, (où il va se rendre avec le vélo prêté par le proprio). Là-bas, on roule à vélo !






Avec Googlemap, on arrive à avoir une première idée de l’ambiance géographique. 150.000 habitants, 25.000 étudiants, j’ai déjà repéré le site internet de l’Université. Et le Castle du Centre, avec le musée des Arts et Traditions populaires.


Surprise n°1 : il ne fait aujourd’hui que -4°, alors qu’il en est prévu -15° dans le Doubs les jours prochains. 

Surprise n°2 : je cherche les papillons de Suède, volent les plus courants chez nous, bien acclimatés au froid l'hiver, mais l'été la température leur convient bien.

avec les papillons, on accède à des tas de spécialistes
qui ne demandent qu'à vous guider




Surprise n°3 mais je vous en ai déjà parlé : l’ile de Gotland est un peu en-dessous de la latitude de Linköping. Elle fait bien l’objet de la spécialisation chère à Wallace chez Apollo : elle abrite l’aberration Wiscotti. Elle m’est bien plus familière maintenant !

Bon séjour Thomas,

entre Erasmus,

et Carolus Linnaeus, 

le plus célèbre des Suédois !



 
je savais bien que je trouverais une universitaire suédoise !



j'ai déjà trouvé des Wiskotti à vendre sur ebay,
attention, le vendeur est polonais et vend en Zlotys
la monnaie est le PLN
il faut compter environ 230€!


lundi 16 janvier 2017

Autobus : galeries de toit

Il faut parfois mûrir longtemps un projet. Et savoir attendre. De retour, Saïd a tenu promesse ! Il m'apporte échelle et galerie, soigneusement rangées dans le carton de l'aller : peinture parfaite. Il me suffit de revisser la partie basse de l'échelle qui se replie, pour éviter tout accrochage. De positionner le tout pour bien ajuster les trous. De percer. Boulonner à 1,6mm avec les dernières vis à tête carrée (je n'en ai presque plus). L'échelle est vissée avec 4 vis de 1 mm.




Les giboulées s'arrêtent miraculeusement. Soleil. 

Et voilà le résultat final...

vues académiques gauche et droite :



en montagne, montée et descente :




fini ?

...pas tout à fait, manque la toile roulée à droite tenue par ses courroies...

...panne de la machine Singer (Suisse à l'origine, cela ne devrait pas arriver)

Heureusement qu'il reste un (petit) truc à faire

on s'ennuierait !

dimanche 15 janvier 2017

Petits vrais bus

Pendant que Saïd peint mes échelles, je retrouve mes archives de jolis autobus, sans galeries de toit, qui avaient justifié l'état actuel. J'en profite tant que je n'ai pas posé les appendices en question. 

Un clin d'oeil à l'Espagne, avec ces carabiniers et leurs chapeaux style Napoléon dans leur autocar découvert : là pas besoin de toit, sauf pour se mettre à l'ombre ?


dans nos albums de famille, nous avons ce genre de photos :



Le carrossier J.Lefeuvre a créé de jolies carrosseries, celle-ci doit dater d'avant les années 20, cela se voit au fanal gauche à acétylène, au marche-pied, et à la forme du toit.


Le même avec un joli exemplaire Citroën décapoté, destiné au Val André



là on retrouve mon engin, (ou presque) carrosserie complète.

 J'aurais pu, comme lui, zaper le garde-boues arrière ? 

Mais j'ai prévu, moi, une roue double !


Les sièges sont perpendiculaires au sens de la marche : cela suppose une bonne largeur de la caisse.

Nos voisins espagnols ont conservé nombre de ces mêmes engins, 

il faut dire que cela donnait des transports pittoresques :


toujours le moteur Chevrolet

on est toujours dans mon coin préféré avec le car de Tortosa

à Barcelone, arrêt place Catalunya


il faut dire qu'il y a cent ans, nombreux franchissaient les cols de cette manière :


même moyen de transport pour se rendre à Vichy...catalan


Il fallait être à Barcelone fin novembre !



on trouve toujours plus fort que soi !


demain : l'autobus est fini !

samedi 14 janvier 2017

La pomme d'Adam (suite)

Firmin Baes était belge
1874-1943
J'ai traité hier  cette histoire d'Adam avec une certaine désinvolture...pardon au Docteur Moret ! 

Mais compulsant mes archives avec le sous-titre : "Adam dans la peinture", je m'aperçois que les grands Maitres n'ont pas manqué de glisser dans leurs toiles des allusions très suggestives : le Paradis d'abord, est représenté comme une oasis de biodiversité protégée, une sorte de "jardin planétaire", comme on n'en trouve plus aujourd'hui que dans les Parcs nationaux, et encore !

Le personnage principal reste Eve : prétendument sortie, extraite (chirurgicalement) d'une côte d'Adam, le premier humanoïde terrestre, elle représente la sexualité telle que la pratiquent les mammifères : des sexes masculin et féminin, qui vont perpétuer l'espèce en mélangeant au hasard leurs chromosomes, permettant grâce à cette formule géniale de créer de la diversité, ce que Darwin a nommé la "possibilité d'évolution". Aujourd'hui, nous sommes évolués, (enfin, en principe), et bientôt "augmentés", grâce à la possibilité ouverte par les croisements mâles-femelles de produire (de temps en temps) des génies.

Par construction, Eve est donc attirante, revêtue de charmes, de silhouettes de parfum, d'attraits, bref ! conçus comme pour les papillons pour attirer à elle les reproducteurs. Elle choisit, trie celui qui lui parait le plus apte à transmettre leurs gênes, voilà pourquoi elle décide in fine.

Voici Eve telle que la voient les peintres : quelque part il y a une pomme. Mais la Reine, c'est la Femme. La procréatrice. Elle porte le bébé. Elle pourrait à la limite se passer de mec. (Elle y tend de plus en plus dans notre société évoluée).

Gerardo Sacristan Torralba 1907-1964

c'est le même peintre
Il a compris, lui, qui était Eve
comment Adam pourrait-il résister ?

(j'ai trouvé des tas de toiles dans ce genre en consultant les peintres catalans)

Bruno di Mario 1944
est-elle assez séduisante ? on va vérifier (là où c'est essentiel) ?

Quant à Adam, il a vite conscience que son rôle (pourtant décisif) ne s'exprime qu'au cours d'une étreinte finalement brève. Le reste du temps, l'essentiel de sa fonction, a été décrit par Lorentz pour les poissons : on en descend, c'est pareil pour nous : c'est après avoir transmis ses propres gênes (à moitié), nourrir sa famille ; et se battre contre les concurrents. Et, dans la fameuse perspective d'évolution, rechercher le Progrès, la Performance, et accessoirement... la Vertu. 

je sais bien qu'il ne s'agit pas d'Adam
pourtant, l'homme est bien fait pour supporter la charge du poids du monde
par Giovanni Francesco Barbieri 1591-1666

Vous voyez qu'il ne la ramène jamais trop, Adam, conscient en croquant la pomme de s'être "fait avoir" pour l'éternité :

Edward Brune
Jan Gossaert dit Mabuse


Hendrick Goltzius :
l'animal familier n'est plus un lapin, mais un gros matou
c'est le  bouc qui fait l'allusion à l'acte d'amour



Que le Moyen-Age ait mis tout ça en avant

n'est que conscience éclairée du rôle relatif des hommes

virés du Paradis terrestre !

il faut Hans von Staschiripka Canon (1829-1885) pour nous montrer l'Homme
frappé par l'évidence de sa condition
mais aussi par son potentiel : il est la première Créature bon sang !
du même : der Kreislauf des Lebens ou
le Cycle de la Vie
je vous laisse méditer sur la femme-sphinx au centre, au-dessus du Créateur...
...qui bulle : il a l'éternité pour Lui !
PS : sur le thème d'Eve éternelle :

vendredi 13 janvier 2017

Da Vinci Code à 5GO, la pomme d'Adam ! (11)

plutôt : Adam se coince la pomme dans sa pomme...d'Adam !

Episode inattendu de Da Vinci Code à St-Gau : numéro 11 si je compte bien. Depuis tout ce temps, le temps a fait son oeuvre ! La Ville a candidaté au rachat (90.000 Euros) du chapiteau mis à prix 2.500 auparavant. Miracle, les subventions sont arrivées, laissant à la Ville seulement 20% à payer c'est à dire 18.000. (On ignore si le prix comprend les frais de port). Bref, l'arrivée est prévue bientôt, reste à savoir où l'on va placer ce second chapiteau, depuis que je vous ai expliqué que le premier étant en place, m'étonnerait qu'on démonte la copie pour remettre l'original ?

Eve continue de cueillir les pommes interdites
pendant qu'Adam se casse, en tentant de recracher
Tant qu'à parler de chapiteaux, je vous ai déjà expliqué qu'il y en avait des tas d'autres, devant lesquels on passait sans trop les regarder. Or voilà qu'un étranger, Génevois donc curieux regarde celui qui représente Adam et Eve. Plus précisément nous sommes au Paradis, devant un pommier (ou un oranger, la précision botanique fait défaut), on a toujours parlé de pomme. Ce fruit est défendu, va savoir pourquoi, au Paradis, existe une telle restriction, sauf à craindre la présence de pesticides, Impensable ! Dieu ne les avait pas inventés, ce sont les hommes, sa créature, à son image qui en sont responsables ! Vous connaissez la suite : Eve, femme curieuse, désinvolte avec la Loi, décide de l'enfreindre, mais méfiante quand-même, trouve une diversion. Elle préfère faire fauter Adam : responsable mais pas coupable, toujours la même rengaine. Ce dernier, bonne poire, croque le fruit interdit, et Lui, et Elle, se font expulser manu militari, à la frontière, (du Paradis).


Nous continuons pour l'éternité à expier, de leur faute, cette faute (pourtant vénielle). Depuis tout ce temps, nous les hommes, passons pour des êtres soumis à leur femme, et prêts à enfreindre la Loi bêtement pour leurs simples beaux yeux, (ce qui prouve bien la fragilité que nous confère notre fameuse testostérone).

Or voilà notre Génevois. (Merci les Suisses)
 (les mêmes que ceux qui gardent notre Saint-Père le Pape), 
ils ont l'oeil, eux.

D'abord notre Docteur car il l'est, spécialiste en iconographie médiévale ils ne sont pas si nombreux, s'étonne d'un détail, sur le chapiteau voisin de celui aux lions si cher payé : le chapiteau du fruit défendu, qui vaut, maintenant, 90.000 Euros voire davantage, et mérite une expertise suisse vu sa nouvelle valeur marchande.

le même à Rome, Adam préfère s'étrangler !

"Ce morcel ne puis avaler" !

Car Adam s'étrangle manifestement. Voilà un Adam rebelle. Je ne vous ai pas dit qu'il mange la pomme : il la croque, méfiant quand-même, sans doute devinant qu' Eve avec ses beaux yeux est en train de l'embarquer dans un plan louche ? Il commence donc par ingurgiter un morceau. Se ravise. Met sa main sur la gorge pour bloquer l'ingestion. En pratique, il se bloque ce que l'on nommera plus tard la "pomme d'Adam". Cette excroissance de la gorge réservée aux mecs. Et ainsi tente d'éviter l'ingestion fatale, condamnée par l'exil.

C'est fondamental pour notre dignité, à nous les hommes : -"avons nous résisté" (à la tentation) ? Yes, cet Adam commingeois le prouve à tout le moins, dans cette Terre de Résistance, nous permettant de sauver l'honneur !

même geste de résistance à Fromisat, en Gallice

Ainsi l'exil prononcé par Dieu serait contestable, et un bon avocat, (qui n'existait pas à l'époque, Dieu est donc imparfait) aurait pu plaider, introduire le doute, et peut-être faire expulser Eve, l'instigatrice, en requérant le sursis pour Adam, Résistant de la première heure !

Ca se plaide n'est-ce pas ? Merci au Docteur Moret d'avoir repéré le geste d'Adam. Merci à Max Payrau, (qui me transforme mes photographies de Caddy en de si beaux encadrements), de ses belles photos. Ils nous engagent à raisonner ainsi :

Dieu est loin d'avoir pensé à tout : il n'est pas parfait

et

nous les Hommes, avons depuis toujours des circonstances atténuantes :

même si elle nous a plantés, 

nous avons tenté de résister à Eve

mais

depuis toujours elle est bien plus rouée que nous !

William Strang 1859-1921

Eve est comme elle est : tentatrice
le lapin en bas symbolise, comme toujours, l'attrait des sens
Adam bien embêté, se prépare à s'étrangler !




PS : la dernière fois :

jeudi 12 janvier 2017

La maison de Sainte-Thérèse…

…pour 210.000 Euros !

... j’achète ?

Vous connaissez ma propension à acheter (virtuellement bien entendu) des maisons extraordinaires ! En voici une, qui me tente bien, la maison de Sainte-Thérèse de Lisieux, enfin pas tout à fait…la maison où elle allait en vacances :

C’est Pierre Besse qui parle (ou plutôt qui écrit…enfin ce sont ses collaborateurs…bref !)

« Au cœur du Pays d'Auge, dans le Calvados. À 2 heures de Paris, 35 minutes du centre de Deauville et 5 minutes des portes de Lisieux, vieille cité dont le marché traditionnel du samedi est très achalandé. À 25 minutes de Pont-l’évêque et 15 minutes de l'A13 pour Paris. À 10 minutes à peine de la gare de Lisieux qui dessert Paris Saint-Lazare. Écoles, hôpitaux, médecins, vétérinaires, grandes et moyennes surfaces se trouvent à proximité immédiate ».


 « La maison se trouve dans l'arrière-pays entre Pont-l’évêque et Lisieux. La route d'accès serpente au milieu de la belle campagne augeronne connue pour ses vallons et son patrimoine naturel préservé. Au détour de l'église d'un petit village formé de plusieurs hameaux éparpillés, une voie descend puis remonte vers la maison qui pointe à un carrefour. Que ce soit vers Lisieux ou vers la mer, toutes les rues s'ouvrent sur un paysage apaisant fait de massifs forestiers et de bocages accrochés sur les pentes douces des vallons. Quelques habitations se dressent face à la maison, mais elles restent à l'écart. L'ensemble est entièrement clos d'une haie de buis sur trois côtés du jardin et d'une façade aveugle en colombage sur le dernier ».

« Placée en léger retrait de la rue, la maison est de plan rectangulaire avec des façades à deux niveaux en maçonnerie de plaquettes de pierre calcaire et briques de terre cuite. Le soubassement est également en briques de terre cuite, la toiture en ardoise naturelle. Ouvertures équipées de menuiseries en bois et vitrages en petit bois. Un treillage soutient une glycine qui recouvre partiellement les façades ».

« La maison s’ouvre sur un petit jardin légèrement pentu entouré d'une haie de buis. Au centre, un if domine une roseraie dont le pied-mère adossé à la façade principale a vu la petite Thèrèse courir autour de la maison ».


« Le jardin étant en très léger dévers, l'entrée se fait par le séjour côté rue, ou via la cuisine côté jardin par quelques marches. Ces deux pièces formant le rez-de-chaussée. La salle de séjour, assez vaste, est éclairée d'une lumière traversante. En pignon sud-est, des placards en boiseries vernies. En face, une cheminée marquée de deux vis sans fin en bois massif est adossée à l'escalier en bois qui donne accès aux chambres à l'étage. Dans la cuisine, un plan de travail partage la pièce en deux et ménage un coin-repas face à la porte ouverte sur le séjour ».


« Le plancher en bois et la poutre maîtresse sur fond de boiseries vernies et de murs peints s'harmonisent en une décoration épurée et chaleureuse. Les sols sont en briques couchées ou tomettes de terre cuite ».

















« L'escalier aux marches de bois patinées comme sa rampe mène à deux chambres, une pièce palière transformée en chambre et une salle d'eau récente avec des toilettes séparés. De larges penderies sont dissimulées dans les boiseries murales. D'origine tout comme les sols, les cheminées ont conservé la patine de leur bois ciré. La modernité des pièces d'eau est le seul signe qui rattache l'intérieur à notre époque ».



Ce qu’en pense Pierre Besse herself ?

« Difficile d'oublier que dans ce jardin retentirent les rires de la petite Thérèse Martin, qui fut béatifiée et canonisée en 1925. Nous sommes après tout à deux pas de Lisieux et de la basilique qui y fut édifiée en son honneur, site devenu le deuxième plus grand lieu de pèlerinage de France. Pourtant, le souvenir de l'enfant n'appesantit pas l'atmosphère intérieure de la maison, où les rayons de lumière qui flirtent entre les volets impriment une ambiance profondément humaine et chaleureuse. Divin rendez-vous de vacances, ilot de calme loin du tumulte urbain, la maison voisine avec des propriétés où ont séjourné d'illustres écrivains qui adoraient le paysage de cette combe, qu'on peut considérer comme la plus belle, la plus mystérieuse et la plus poétique du Pays d’Auge ».

210 000 €
"Les prix indiqués incluent nos honoraires de négociation"

je comprends que l'on peut s'entendre à 199.000 ?

Pierre fait un rabais au bon Dieu


Il ira (le moment venu) 

droit au Paradis !