mardi 23 janvier 2018

Intouchables d'Etat

 «Les Intouchables d’Etat, bienvenue en Macronie» : encore un livre choc sur les fonctionnaires d'élite, auteur Vincent Jauvert, journaliste à l'Obs :

"Conflits d’intérêt, salaires astronomiques, petits arrangements scandaleux : le livre brûlot «Les Intouchables d’Etat» de Vincent Jauvert, sorti le 18 janvier, dénonce les excès de l'élite des hauts fonctionnaires.

"Plus de 150 000 euros par an : c'est ce que gagnaient pas moins de 150 cadres de Bercy en 2015, soit davantage que le chef de l'Etat. Des révélations comme celles-ci abondent dans le livre du journaliste de L’Obs Vincent Jauvert, Les Intouchables d’Etat, bienvenue en Macronie, (Robert Laffont) qui a longuement enquêté sur 600 hauts fonctionnaires. Il y dévoile tout des salaires exorbitants, des conflits d’intérêt, des collusions public-privé qui nuisent à l'Etat et dont l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron est loin de signer la fin. Un voyage choquant au sein de l'élite administrative biberonnée à l'ENA" lit-on  dans la presse.

François Hollande avait décidé en mai 2012 de diminuer son salaire de 30%, le portant à 150 000 euros par an et d’attribuer la même somme annuelle au Premier ministre. A la suite de cette décision, Bercy a souhaité rédiger un document interne établissant le recensement de ses hauts fonctionnaires les plus payés. Ce document a fini par tomber entre les mains de Vincent Jauvert.

Parmi les 150 cadres du ministère de l’Economie et des Finances qui gagnent plus que le chef de l’Etat, le trésorier-payeur général d’Ile-de-France, directeur régional des finances publiques, a gagné 255 579 euros nets, soit 21 298 euros nets mensuels en 2015. Au total, pas moins 104 administrateurs généraux sont mentionnés dans le document, ce qui fait des finances publiques l'un des secteurs de la haute administration d'Etat les plus lucratifs.



Les grands directeurs et chefs de service empochent aussi des salaires mirobolants, plus importants que ceux du privé pour le même type de poste. On note aussi des incongruités, comme l'apparition dans ce document d'un mystérieux contractuel, rémunéré 181.395 euros en 2015 par le cabinet de l’Economie en 2015... celui d'Emmanuel Macron. Qui est-il et pour quelle tâche a-t-il perçu cette rémunération ? Le journaliste n’a pu le déterminer.

Outre ces rémunérations particulièrement élevées du service public, Vincent Jauvert révèle certaines pratiques de hauts fonctionnaires, dont les allers-retours entre le public et le privé les placent dans des situations aussi problématiques que susceptibles de constituer des conflits d'intérêt. Interrogé sur l'émission de France 3, Le Grand Soir, il explique le phénomène : «Les hauts fonctionnaires de Bercy deviennent conseillers fiscaux pour des grands groupes privés parce qu'ils connaissent les faiblesses des lois fiscales qu'ils ont souvent eux-mêmes écrites.»


Dans ce mariage arrangé entre le public et le privé, une véritable caste s'est formée et se taille la part du lion : celle des avocats d’affaires. Pour remporter des marchés publics, les grandes entreprises doivent convaincre leurs interlocuteurs : la Commission européenne, les cabinets ministériels, les députés… Les avocats d’affaires et les lobbyistes, très souvent recrutés parmi les hauts fonctionnaires, leur sont pour cela d'une aide précieuse. Nicolas Sarkozy a ainsi été avocat d’affaires pour Bouygues ou Servier, Jean-François Copé a exercé au sein du cabinet Gide-Loyrette-Nouel. L’auteur épingle le Premier ministre Edouard Philippe, qui a coché toutes les cases de ce parcours professionnel où privé et public s'entremêlent intimement. Vincent Jauvert le décrit comme «le plus emblématique, conseiller d'Etat, énarque devenu avocat d'affaires et directeur des affaires publiques d'Areva»

On nous montrait hier les éminents membres de la promotion Voltaire, auxquels François Hollande faisait appel, quand il avait besoin de collaborateurs. 

Aujourd'hui c'est la promotion Senghor qui constitue le vivier de l'actuelle "noblesse d'Etat"


Les Ingénieurs ont depuis longtemps cédé la place aux Ambassadeurs, membres du Conseil d'Etat, du ministère des Finances... au mieux on les envoie à Sivens, ou Notre Dame des Landes, se coltiner le terrain, et donner quelques arguments techniques, économique, voire...financiers. Mais quand il s'agit de décider, on passe à l'échelon supérieur, l'échelon politique, là où sont les anciens de l'ENA.

En ce moment, les matons qui gardent les djhadistes demandent des renforts, et une revalorisation de leur salaire...

...les infirmières pareil...

.../...

....vous  pensez bien 

qu'ils ne sont pas prioritaires...!



https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/recherche-d-emploi/fonction-publique/les-intouchables-d-etat-ces-hauts-fonctionnaires-qui-gagnent-plus-que-macron_2567799.html


Je me pense que si, sur cette terre
une fois d'hasard, c'étaient ceux d'en haut qui soyent en bas, 
et ceux d'en bas qui soyent en haut, et ben
le monde serait quasiment pareil !
LPSL

maintenant vous savez ce que c'est !

lundi 22 janvier 2018

Chapeau Monsieur Paul (2)

Voici, extraits de mes archives, quelques plats-maison (sans étoiles), mais pleins de saveurs, de croquants, de goûts, que l'on mange de par chez nous :

une authentique soupe à la garbure, avec son confit
faire "chabro" après

quiche au fromage de chèvre des Pyrénées avec ses lardons de porc noir
un vrai soufflé bien monté

parillada d'Ondine aux saucisses-bacon, avec ses gousses d'ail violet de Cadours


brandade de morue maison avec beaucoup de morue d'Islande, pommes de terre pressées à la fourchette,
ail et persil, huile d'olive du moulin de Fontvieille
une truite du Gave à la chair blanche aux amandes, et au beurre comme suivant

soles de chez Auchan au beurre de baratte le Gall salé aux cristaux de sel fossile de Salies de Salat


entrée de plates de Cancale avec leur chapeau ôté
(chapeau !)


la sauce de l'entrecôte


on finira par les melanospori (le pluriel de melanosporum) de Gaillard retrouvé à Caussade, 
venant de Lalbenque, comme chez Florence Grimm rue Ninau à Toulouse
dans leurs oeufs brouillés venant des poules de Madame Vergnet


-"de bons produits ; assaisonnement parfait = bonne cuisine"

...cinquante ans de trois étoiles...


Chapeau Monsieur Paul !

dimanche 21 janvier 2018

Adieu Paul Bocuse

J'ai du avoir un pressentiment quand j'ai évoqué nos souvenirs lyonnais ; La Plaisante Sagesse Lyonnaise...à laquelle ne manquait plus que le célèbre et minuscule opuscule : "Des mets et des mots lyonnais" car les deux vont ensemble http://babone5go2.blogspot.fr/2018/01/plaisante-sagesse-lyonnaise.html





Un monument de l'identité française vient de nous quitter lui aussi, 
Paul Bocuse ! 

A vrai dire, combien de fois nous sommes nous rendus à Collonges-au-Mont-d'Or, commune marquée par l'omniprésence de Monsieur Paul, et de sa maison rouge : on s'arrêtait, on faisait le tour des fresques, comme un pélerinage, on contemplait la carte, des mets et des mots, "attention ! tout le monde peuvent pas être de Lyon...

...tout le monde peuvent pas entrer chez Monsieur Paul" !





C'est pourquoi je m'étais procuré "Des mets et des mots lyonnais", sous-titré : "à l'usage des étrangers qui sont pas d'ici", manifestant ainsi de manière explicite la différence entre les vrais Lyonnais de souche...et les pièces rapportées dont nous faisions partie. Car voyez-vous nous n'avons séjourné ici que cinq ans, alors "qu'il leur faut au moins un quart de siècle pour être reconnus et au moins autant pour être à peu près naturalisés".

Des mets et des mots lyonnais décrivent une cuisine beaucoup plus simple, faite de paquets de couenne ; de salades lyonnaises ; d'os de china (il vous faut chercher ce que c'est) ; d'oeufs durs mayonnaise ; de harengs à l'huile ; de tabliers de sapeurs (il vous faut chercher ce que c'est) ; de gratin de tripes ; de sabodet et boudin aux deux pommes (il vous faut...) ; de quenelles de brochet ; de volailles demi-deuil ; de cervelle de canut et de fromage fort ; de bugnes ... le tout arrosé de vin de soif : de Beaujolais qui comme vous le savez est le troisième fleuve à arroser Lyon après le Rhône et la Saône.



le patou maison


Monsieur Paul régalait ses invités avec des nourritures plus prestigieuses, rougets Barbet en écailles de pommes de terre croustillantes ; langoustes et homards du Maine en salade ; filets de soles aux nouilles Fernand Point ; loup en croûte feuilletée sauce Choron ; côtes de veau rôti en cocotte (pour deux personnes) ; fricassée de volailles de Bresse à la crème et aux morilles...truffes à foison !




les personnalités de Lyon : Frédéric Dard ; l'abbé Pierre, Pivot ; Paul Bocuse...etc...sont innombrables


Meilleur ouvrier de France !

Personne mieux que lui n'a mis en avant ce titre glorieux :

Chapeau Monsieur Paul !




PS : il y a un dernier livre à lire :


samedi 20 janvier 2018

Abbal à vendre à Evreux !

J'ai posé une alerte sur "interenchères" : une plaque bronze d'Abbal est proposée dimanche 28 janvier à Evreux ! Comme là-bas ils ne connaissent pas notre grand homme, le prix estimé n'est que 150 € ! Ca vaut le coup d''enchérir, en tentant 151 € ? risque faible !

J'écris à Maitre Perrine Béllier (on ignore si elle fait partie de la célèbre famille Bélier avec un seul L) pour demander le texte intégral peu visible sur la petite photo, et surtout pour avoir les dimensions non fournies. Pas de réponse !


lot 315

éternelle scène de labours, au temps passé où le tracteur n'avait pas été inventé


pas facile de déchiffrer la plaque :




PS : cela fait trois ans que je ne vous avais pas parlé d'Abbal :
Le bœuf lent, que l’on voit dans les fêtes antiques,
Est utile entre tous à nos us domestiques.
On voit sa bonne tête et son goître bougeant
Quitter l’étable ombreuse et, des crottes aux cuisses,
Il s’achemine vers l’horizon d’un bleu argent,
Précédé du troupeau naïf des roses génisses
…/…
Francis Jammes décrit ainsi le marché d’Orthez

dans « Septembre » !

que c'est loin dans le passé !

vendredi 19 janvier 2018

Citroën 5HP rouge (2)

...sur sa remorque...!

Je viens de recevoir l'engin, et le fignole à ma façon, tout en préparant la remorque activement. L'infrastructure est prête, et j'attends peut-être aujourd'hui les pièces commandées chez Octant, bon signe !

Voyons de quoi nous parlons :








toutes ces photos prises au Castet il y a dix ans !


...et d'où partons nous ?




comme j'ai perdu les plans, les photos d'époque me permettent de retrouver l'essentiel

...et où en sommes-nous ?

j'avais promis : suspendue !

mes soudures sont moches, mais solides

restent les accessoires d'accrochage
le crochet
les béquilles
les chemins de roulement

et la belle "citron" rouge 

dessus !


j'ai tout nettoyé, ôté la rouille de l'essieu avant
posé des phares fonctionnels
Il me reste le feu rouge arrière ; un essuie-glaces réaliste
et fixer la mascotte de radiateur...


j'ai refabriqué ... un rubis !

(à suivre)