mardi 27 juin 2017

Mon copain Augustus

Dommage que nous ayons une telle différence d'âge : Augustus est né à Dublin le 1er mars 1848, où son père Bernard-Paul-Ernest avait émigré, et épousé Mary Mc Guiness. Ca fait donc un décalage de 94 ans, dommage, j'aurais aimé le connaitre, et prendre des leçons de sculpture (en présence de ses modèles bien entendu) dans son atelier américain : je m'efforce de percer sa personnalité, en m'immergeant dans le monument qui prend forme, depuis que le buste est validé, et que les dessins avancent vraiment, en attendant d'être vectorisés.

Tiens voici les personnages américains qui vont descendre le grand escalier, à gauche :

on sait maintenant qu'ils mesurent 1,75m, donc grandeur nature
ils sont en acier corten 4mm d'épaisseur
tenus à 20mm du parement de marbre pour que les leds derrière créent de belles ombres chinoises
à droite, voici les Commingeois
Bepmale a été retouché pour retrouver sa silhouette trapue caractéristique
vous avez vu le filet à papillons ?

ça c'est du coléoptère !

Pour les inscriptions, MLP a voulu que nous mettions la signature autographe, que je vous ai déjà montrée :


WM a retouché sa photo-montage, et ça donne ça !


cher Augustus !



on va te remettre en place !


PS : message à FG : ceci est le CR de la réunion d'hier :

il faut nettoyer les traces noires du parement
surtout les escaliers de ciment du bas
reposer quelques plaques de marbre cassées
ôter les 2 candélabres extérieurs inutiles
coiffer les candélabres Art-Déco sur le cercle de nouvelles coupelles éclairantes
poser 2 projecteurs sur 2 fûts pour éclairer la signature, et,
créer un revêtement au sol propre, de l'asphalte rouge serait génial !

par contre on garde le monument central :

ouf ! plus besoin d'engin pour le déplacer !

PB reposera le buste dûment boulonné
sur un pilier d'acier corten à hauteur d'homme, pile devant !

une nouvelle plaque explicative à terre expliquera toute cette longue histoire

on se retrouve ASAP sur place fin juillet
pour mettre tout en place !



PS : ça a bien changé depuis la dernière fois :

lundi 26 juin 2017

300.000

Je me suis levé exprès à 4 heures du mat' !....pour lire le compteur ! 

300.010 !

Ce ne sont que les contacts, pas le nombre de lecteurs : vous êtes, lecteurs une poignée de fidèles, sans doute existe-t-il quelques "adeptes", je n'ose dire "disciples", encore moins "accros", qui revenez périodiquement, de rares amis commencent leur journée en cliquant sur Babone : quelle responsabilité !

Bernard m'a donné le coup de main
décisif !

en pratique, avec le premier blog ouvert le vendredi 31 décembre 2010, (sept ans que l'aventure continue), cela fait 69.686 contacts supplémentaires, le total des totaux fait : 369.696, 

presque 370.000 !

le premier blog, ouvert en décembre 2010,
il était plein, j'ai du en ouvrir un second

le second blog, ouvert en 2012
les serveurs de Google ont donné aux auteurs une place plus grande

Ce qui est très amusant, c'est d'accéder aux statistiques que Google (dans sa générosité) dresse pour les auteurs : c'est comme cela que je sais que le billet le plus lu a été celui consacré à la jubilation des jubilados, le 18 janvier 2011 ! J'ai touché les majores !


Quant à mes amis papillons, ils poursuivent leur petit bonhomme de chemin :

voilà ce qui oriente aujourd'hui mes causeries
minute papillon

avec Antoine Miasme
sur youtube

https://www.youtube.com/watch?v=qC9cK_elPLs&feature=youtu.be

puisse le bouquin atteindre de telles fréquentations !

la suite ?

un encouragement à poursuivre !

10.000 contacts par mois !

des photos ; des exclus ; des humeurs !

ça fait à Noël  2017, 

50.000 de plus ?

je me recouche, il est 5 heures, Paris s'éveille !


surtout revenez tous les jours !

dimanche 25 juin 2017

Il est Saint, Bernard ?

pas facile à Toulouse de résider dans un cadre pareil, alors qu'ici...!
Pourquoi vivre ici ? Le secret du bonheur, est de s'entourer de personnes d'exception. Et de produits d'exception, pareil ! Les deux ensemble. Nous sommes partis de Toulouse pour le Comminges pour cela : retrouver les deux assemblés : gens-biens (j'ai failli dire :gens-bons), produits exceptionnels. Voici l'assemblage (unique) des deux :

Depuis que notre dentiste préféré de Toulouse est parti à la retraite, il nous fallait retrouver le même, voire mieux si cela était possible. Désemparés (un dentiste consulté depuis des années est devenu un puits de confiance, on n'a presque plus peur de le fréquenter, car on le connait depuis toujours, et s'il fait mal on lui pardonne pensant qu'un autre aurait fait pire), nous questionnons E, qui lui a son dentiste, forcément. Nous nous y rendons, la scène se passe à Gourdan-Polignan, commune connue pour ses grottes préhistoriques, vous devinez l'appréhension (injustifiée), mais passer de Toulouse à Gourdan, représente un saut psychologique énorme : vivant à Toulouse, vous êtes dans l'international, le rugby, l'airbus, forcément vous marchez avec Macron, vous n'avez peur de rien. Ailleurs c'est forcément le désert-rural, alors Gourdan...!

préjugés !

car...

Non seulement le dentiste est meilleur (la première visite, il vous fait une radio périphérique en cinémascope et vous dit tout ce que votre dentiste précédent-chic-et-toulousain avait oublié entre deux mondanités), mais il vous prescrit un traitement lourd nécessitant des soins hebdomadaires, d'autant plus faciles à pratiquer que nous sommes à dix minutes sans bouchons. On dit oui !

notre dentiste est exceptionnel !

Donc nous voilà enchantés, (nous sommes à mi-chantier). Je fais le taxi, et décide de me balader pendant les soins de la patiente. (si j'étais perso concerné, je ne ferais pas tant le fanfaron). Et E qui sait-tout, me dit : -"va chez Bernard, goûter son museau" !

je vous ai dit : bons produits, personnes d'exception






Il faut voir Bernard. Bernard réside quasiment en face du dentiste. Je lui rends donc visite. Déjà Bernard est un prénom empathique : on le donne aux Saints. On le donne à ces gros-bons chiens sympathiques qui offrent le cognac aux skieurs congelés dans les glaciers alpins. Par essence même Bernard est ce qu'on appelle : une personne-ressource sur qui l'on peut compter. Ici, on le consulte, on demande ses conseils. Des recettes. Des idées de menu. Il vous livre des plats-préparés. Avec son épouse Christine, il transforme le cochon, et en fait des merveilles.




D'où le museau, qui n'est pas le sien bien entendu mais celui du porc d'ici, forcément gascon. Je vous le conseille, il est naturellement entouré d'oignon doux. Sauce légère, goût moelleux, avec ces chaleurs en ce moment, on s'en est tapé une énorme barquette fraîche à midi avec V qui bien que breton ne crache pas dessus. Bernard me découpe trois tranches de jambon de "coche", (vous dites : truie) d'au moins deux ans d'âge, un animal rarissime inconnu du modèle breton, qui produit le jambon entouré du gras de mon enfance (ça date des années 50), que mangeait mon grand-père-sans-dents : quel souvenir !

Je suis revenu avec une figatelle de Gourdan, et plein d'autres produits d'exception, endroit béni, personnes rares.



mais que voudriez-vous que j'aille faire à Toulouse...

...quand mon dentiste est à Gourdan ?

....quant à Bernard...!

...le museau de Bernard...

allez-y de ma part !


Bernard a tendance à prêcher un peu, on l'excuse : il est quasi Saint ...
et c'est un Sage !

téléphonez-lui, et commandez un jambonneau...


...ou encore un foie :




-"le bonheur se construit chaque jour : c'est un métier" !


on plaisante avec Janine

samedi 24 juin 2017

Cipriani : est-ce Phryné ?

Vous connaissez l'histoire de Phryné, ingénue soupçonnée indûment, à l'époque où n'existait pas la présomption d'innocence, et acquittée par ses Juges, après que son avocat (avisé) eût ôté (prestement) le noeud derrière le cou tenant sa tunique, exhibant sa silhouette (nue) aux membres du Tribunal (médusés) ?


C'est un thème précieux pour les artistes, trouvant prétexte à cette histoire pour dénuder leurs modèles, afin de vérifier si l'argument est suffisant pour retourner une Cour d'Appel. Manette m'en parlait souvent en citant le personnage de Nitouche, qualifiée de Sainte on ignore pourquoi, et dont les fesses dénudées méritaient (il s'agit d'une petite statue) d'être reflétées dans la glace de la cheminée, de manière à ce que l'on voie le devant, et le derrière, d'un seul regard !

Ugo Cipriani est né à Florence le 13 août 1897. Fils de sculpteur, il fait ses études à l’Académie des Beaux-Arts. Vers 1935 il émigre en France pour échapper à Mussolini et au fascisme. Il vit à Paris comme réfugié politique et crée des statues, dont en terre cuite, en quantité. Il est mort en juin 1960 à Paris.

Peut-on imaginer que Cipriani ait représenté Phryné ?

Yes apparemment, voici en effet la statue, avec une pose très suggestive style Art-Déco

on pense à Maillol évidemment












là où l'affaire devient intéressante, c'est quand JLF me dit :

-"je vais en créer une, 

grandeur nature...

...j'imagine que cela vous intéresse ?"

il me connait depuis au moins vingt ans !


Je vous ai raconté précédemment comment le Maitre s'imprègne de son sujet, attrape les détails, les enfourne en tête, et se prépare à créer des doubles, avant d'oublier et de passer à autre chose. Il est plus facile pour lui d'en faire deux de suite plutôt que tout reprendre après, en intercalant d'autres projets qui n'ont rien à voir.

-"bien sûr que j'en veux une...

...Phryné grandeur nature !"

les juges à l'époque 

auraient voulu aussi !

vendredi 23 juin 2017

Augustus : bon à tirer !

une œuvre de composition !

Voici en exclusivité l’interview de notre correspondant de la Gazette des Arts, rencontrant dans son atelier le sculpteur-modeleur JLF, attendant le bon à tirer pour son buste d’Augustus. Augustus Saint-Gaudens, le sculpteur américain, déjà cité dans ces mêmes chroniques (1) :

laGazettedesArts : Comment JLF, avez-vous procédé pour créer ce buste, votre dernière œuvre ?

JLF : Comme c’est le cas pour un comédien, mon travail de sculpteur-modeleur consiste à m’imprégner de la personnalité de la personne à représenter : c’est un rôle de composition. Je lis, m’informe, dois me mettre (et j’y suis parvenu) dans la peau d’Augustus, en compulsant toutes sortes de notes, archives et photographies. Je souhaitais réaliser une œuvre de facture classique, mais débarrassée de la présentation traditionnelle de l’artiste endimanché, posant devant le photographe, comme le montrent les documents disons officiels, avec chemise, et cravate Lavalière.

Moi, il m’importait de mettre en avant le sculpteur : dans mon cas personnel, je mets une blouse, pour me protéger des taches, et des morceaux de terre (que je perds partout), mais qui signent mon travail d’artisan. J’ai représenté Augustus en blouse de travail, chez nous on dit « bleu  de travail », en train de modeler la terre, en pleine action, dans son atelier, loin des mondanités ultérieures.

Miracle, poursuit-il, F.S (qui sait tout sur l’artiste) a débarqué un jour chez moi, et m’a offert trois livres que voici, dont deux en Anglais. Ils sont bardés de photos d’Augustus en noir et blanc . Il est toujours sérieux, réfléchi, attentif, concentré. C’est comme cela que  je l’ai représenté.


Au-delà des photos, ces livres contiennent aussi des portraits, peintures et bustes. Ces œuvres sont l’interprétation par mes anciens homologues d’Augustus tel qu’ils le percevaient eux-mêmes. J’ai été influencé par ces interprétations, toutes ces "imprégnations" aboutissant à ma propre compréhension de ce que je voulais donner à voir.(pour être compris du plus grand nombre, JLF s'exprime comme le font les communicants dans les galeries d'Art)

la fameuse blouse de travail














on retrouvera la signature autographe plus tard












laGazettedesArts :  Combien de temps avez-vous mis pour arriver au résultat final ?

JLF : Des collègues vous répondraient en vous disant : deux jours. Moi j’ai du mettre… une semaine ? (il ne se rappelle plus). Mais j’ai ma façon de travailler : je passe à autre chose, je reviens sur ma table de travail, je change un détail. J’ai modifié le regard. Un pincement de la lèvre supérieure. L'arête du nez, vous voyez, là ? (il montre, et pince le nez). Je reviens de temps en temps, le temps que mûrisse la réflexion. En ce moment, j'ai le cerveau plein du sujet, je voudrais en profiter pour modeler un autre buste !

laGazettedesArts : que voulez-vous dire ?

JLF : eh bien, si je passe à autre chose, je vais oublier toutes les caractéristiques emmagasinées dans ma tête, tous ces repentirs, ces retours en arrière et ces perfectionnements continus. J’ai envie de recommencer une autre interprétation, (même si on ne m’a rien demandé), seulement pour profiter de ma tête pleine pour créer une variante, en changeant telle ou telle expression !

laGazettedesArts : voulez-vous dire que... vous pourriez faire ....rigoler Augustus ?

JLF : comme si, à la fin d’un banquet, un copain le faisait marrer en racontant une histoire drôle ?

laGazettedesArts : oui justement, on voudrait qu’il soit content (Augustus) de revenir à Saint-Gaudens !

JLF : quelle bonne idée, revenir à Saint-Gaudens (la commune), quand on porte ce même nom (Gaudens, et Saint de surcroit) ! Vous m’avez convaincu : je vais faire un Augustus rigolard, rien que pour voir ce que ça donne ! promis, juré, il sera content, (le vrai Augustus, depuis là-haut d'où il nous regarde) !

Epilogue

C’est bien ces conversations entre artistes-intellectuels, mais il faut avancer, se « mettre en marche » comme le disent les « marcheurs ». « Marchons, marchons », dit l’hymne national (vous aviez remarqué ?)

Demain, JLF donne l’ordre au fondeur de mouler le moule de cire, qui sera fondu par la fonte brûlante des fondeurs du Lauraguais, j'en profite pour lui demander une patine rouille, assortie à l’acier corten des personnages descendant les escaliers. Après-demain, il lui faut un socle, on calcule combien, pour le mettre en représentation à sa future place. Je fais le croquis.

Après-après-demain, on va peut-être avoir des Augustus-marrants, ce qui ne manquera pas de donner lieu à de nouvelles surprises, non ?

la participation active à une œuvre d’art

est une œuvre d’art elle-même, non ?


laGazettedesArts va suivre tout ça pour vous avec une attention

méticuleuse !


.....ah...! vous vous demandez qui est JLF ?

à un certain niveau de célébrité, un artiste comme JLF trouve forcément
un élève-adepte (à moins que ce soit une...) pour modeler son buste :
voici ce que cela donne !


je vous en ai déjà parlé et vais recommencer demain :

lisez d’abord ces  vieux billets :

http://babone5go2.blogspot.fr/2016/10/et-voila-maginot.html




(2) cette histoire étant absolument véridique (dans les moindres détails), la GazettedesArts a du protéger ses sources en masquant les noms propres appartenant à des Personnalités de premier plan, pour se contenter des initiales. Les initiés comprendront qui est qui, (ce qui est l'essentiel) !

je vous fais lambiner :

voilà JLF
le bute de JLF tenu par JLF

et Augustus par JLF






la prochaine fois Phryné 

de  Cipriani

taille XL !

jeudi 22 juin 2017

Chef cut

J'ai repris mes fonctions de numéro deux chez Nanocontrol. Direction Parc-expo Toulouse, pour le salon estival (quelle chaleur) de Sud Agro industries. Objectif : faire le point des dernières machines sorties, de découpe au jet d'eau. Tant qu'à faire, je cherche aussi une machine douée pour emballer les confitures, et soulager ainsi la maîtresse de maison dans la cuisson (quelle chaleur) des confitures maison-de-saison, les abricots par exemple. Figurez-vous que je la trouve, vous allez voir :


la fresque Art-Déco de la piscine Art-Déco est toujours là


Imagine and cut ! ça me va !

Nanocontrol's manager


www.hydroprocess.fr : sales manager
ne pas mettre le doigt dessous en marche :
on se ferait couper le doigt !
ça coupe (le congelé) comme un jet d'eau super-haute pression

mon dernier jet d'eau était grand comme ça !

ça sert à découper les yeux des lapins en chocolat !


Chef cut me découpe un papillon !


des machines en inox magnifiques !




l'emballeuse de confitures que je cherchais !



une pompe moineau !


la réalité est augmentée



je trouve enfin une machine à cuire 

les lobsters !

hum ! hum !
le commercial en salive de plaisir !


demain, on valide

Augustus !